Une nouvelle espèce de singe a récemment été découverte dans une forêt en République démocratique du Congo. Cependant, ce singe avait déjà été repéré des années auparavant.
Tout a commencé en 2008, lorsqu’une photo de ce singe a été prise pour la première fois. Cependant, l’image était très floue et n’a pas permis d’identifier cette espèce avec certitude.
Un singe au masque orange
Dix ans plus tard, en 2018, une patrouille de surveillance a de nouveau aperçu ce curieux animal. Les chercheurs ont alors pris une photo beaucoup plus nette, qui prouvait que cette espèce n’était pas comme les autres. Avec son pelage noir et sa queue recourbée, ce singe était reconnaissable par son masque orange sur la gueule.
Crédit photo : Plos One
Suite à cette apparition, de nouvelles recherches ont été effectuées pour en savoir plus sur cette espèce. Des analyses ADN ainsi que des recherches sur le terrain ont été effectuées par une équipe de chercheurs internationaux. Le singe a été photographié à sept reprises dans plusieurs endroits différents et au total, on compte 114 observations entre 2018 et 2022.
Une nouvelle espèce
C’est seulement en juillet 2026 que les chercheurs ont finalement mis un nom à cette nouvelle espèce. Il s’agit d’une espèce inconnue de colobe, baptisée Colobus congoensis par les chercheurs de l’université de Floride. Comme on peut le voir dans la revue scientifique Plos One, en plus de ses lèvres oranges reconnaissables, ce singe a une autre singularité puisqu’il n’a que quatre doigts.
Ce singe est désormais surnommé “Likweli” par les habitants du Congo. Il s’agit de la cinquième espèce de singe découverte en Afrique en 75 ans. Comme lui, une nouvelle espèce d’orang-outan a été découverte en Indonésie.
Une espèce menacée
Malheureusement, à peine découvert, ce singe fait déjà partie des espèces menacées, comme cette femelle singe en danger critique d’extinction qui est devenue mère pour la première fois.
“Pour qu’une espèce ait de bonnes chances de survivre, elle doit avoir une grande zone de distribution. Le Colobus Congoensis vit sur une toute petite partie du parc de la Lomami, de 1 700 km2. Ce n’est absolument rien ! Un petit changement dans cette zone et l’espèce peut disparaître”, alerte Junior Amboko, doctorant en anthropologie et co-auteur de l’étude.
Si le parc de la Lomami est une zone protégée, des braconniers ont déjà été aperçus sur le territoire. Pour protéger les singes et les autres espèces, les patrouilles ont été renforcées dans le parc.
