Perdus, parce que leur humeur vagabonde les condamne à ne jamais pouvoir vraiment jeter l'ancre. Ils sont voués à vivre une vie faite d'aventures, de liberté, mais aussi d'imprévus. La langue anglaise a d'ailleurs un joli nom pour cela : wanderlust, la tentation de l'errance.
Voici quelques petites situations que ceux qui ont le démon du voyage comprendront :
Il est probable que, si vous le pouviez, vous ne rentreriez jamais à la maison.
Réfléchir où vous irez ensuite, imaginer votre prochain voyage, dans votre tête c’est déjà comme si vous étiez un peu parti…
Parce qu’il n’y a rien de plus digne de votre intérêt que ce qui vous est inconnu. 
À ce niveau-là, vous ne contrôlez plus rien
Les douanes, les contrôles de sécurité, les terminaux… Tout cela ne vous fait pas peur, c’est devenu pour vous un environnement familier.
Le paquetage, c’est le truc le plus important à savoir faire. Il faut que tout rentre dans le sac à dos, pas le temps d’attendre trois plombes pour récupérer une valise en soute
« Écoutez, je sais bien qu’il n’y a pas besoin, mas vous ne voulez pas faire une toute petite exception ? »
Vous avez acquis une sorte d’immunité au jetlag, à force de passer d’un fuseau horaire à l’autre.
Rien ne vaut la sensation d’être un explorateur intrépide et de ne pas savoir à l’avance ou vous allez. Et puis, suivre un guide, c’est un peu comme vous faire spoiler une bonne série : vous préférez ne pas savoir ce qui va se passer, et le découvrir au moment venu !
Votre système immunitaire a de la bouteille, à force de manger des trucs bizarres dans les marchés, boui-boui ou vendeurs de rue du monde entier. Vous savez évidemment aussi ne pas prendre de risques inutiles. Mais votre faim et votre curiosité n’ont pas de frontières, et les curiosités gastronomiques locales sont votre drogue !
Cela vous rend plus heureux que les cadeaux de Noël. Il ne vous faut pas plus pour vous décider à plier bagage !
Pour vous, le voyage est une urgence en soi, une chose vitale, plus encore que de payer un loyer ou de manger.
Après tout, à choisir, vous préférez manger un jour sur deux dans votre propre pays qu’à l’autre bout du monde.
Vous savez apprécier à sa juste valeur la solitude et la liberté de voyager seul
Après tout, il y a certaines personnes dans votre vie qui méritent bien la peine de prendre quelques bagages en plus…
Ce n’est pas comme si vous n’aviez plus de chez-vous, bien au contraire : la Terre entière est votre maison, et ça, c’est génial !
