Seulement voilà, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux, des passages issus du livre éducatif du célèbre docteur ont attiré l’attention de certains internautes en colère, qui dénoncent le « sexisme » et la « désinformation » de certains passages.
C’est la page Facebook d’un collectif de parents, The Nasty Uterus – La rage de l’Utérus, qui dénonce les (très) nombreux oublis du médecin dans la représentation des sexes.
Alors que la description du sexe masculin, le « zizi », semble complète et instructive – Cymes consacre tout de même 11 lignes à l’explication du fonctionnement de l’appareil génital – le sexe féminin, à savoir « la zezette, ou cocotte ou minou ou fefesse » n’a quant à lui le droit qu’à une très brève présentation : « C’est par là que l’on fait pipi ». Par ailleurs, l’illustration ne mentionne que l’existence de l’urètre.
Quid du vagin, de l’utérus, des quatre lèvres, des ovaires et du clitoris ? Disparus, semble-t-il. Qu’advient-il du cycle menstruel ? Là encore, aucune information à l’horizon. À moins qu’il ne s’agisse d’un oubli ou d’une maladresse ?
Le collectif The Nasty Uterus, qui a reçu de nombreux messages de parents en colère face à cet "oubli", a décidé de poster une lettre ouverte au spécialiste du Magazine de la Santé et aux Éditions Clochette, la société éditrice du livre en question :
Une missive qui traduit une indignation et qui n’a pas manqué de faire réagir l’intéressé sur Twitter, qui ne voit pas où est le problème :
La suite après cette vidéoAu début, on se dit que c'est une blague,en fait non ! Y a des gens qui sont vraiment très malades ...#allole15 pic.twitter.com/0J7AqOMK6E
— Cymes Michel (@michelcymes) 29 mars 2017
, éditrice des Éditions Clochette et ex-présentatrice d'émissions jeunesse dans les années 90, n’a pas non plus pas saisi l’indignation collective : « Je n’aurais pas laissé passer quelque chose de sexiste » explique-t-elle à nos confrères de Buzzfeed, avant d’ajouter : « Je trouve ça complètement déplacé qu’on parle du clitoris à une enfant de 5 ans ».
Suite à cette polémique, une pétition a été créée, qui cumule aujourd’hui près de 10 000 signatures.
