En Bretagne, l'usine de masques de Plaintel va rouvrir et l'État se dit prêt à passer commande

Dans les Côtes d'Armor, l'usine de masques de Plaintel a été fermée en 2018 après le rachat par un groupe américain. Suite à la crise sanitaire du coronavirus, l’État a décidé de relancer la fabrication.

Crédit photo : Fred Dufour / AFP

Alors que la pandémie de coronavirus touche tout le pays, la pénurie de masques est de plus en plus grande. En déplacement dans le Finistère ce mercredi, Emmanuel Macron a donné son feu vert pour relancer l'usine de masques de Plaintel. L'option de rouvrir le site avait été écartée quelques jours plus tôt, mais le gouvernement est finalement revenu sur sa décision.

Crédit photo : Gonzalo Fuentes / AP / SIPA

Chaque année, l'usine de Plaintel délivrait 100 millions de masques, avec l'aide de machines fabriquant 4000 masques à l'heure. En 2018, elle a été rachetée par le groupe américain Honeywell qui a délocalisé l'entreprise en Tunisie. « On a vu certaines machines être démontées et jetées à la benne pour être vendues alors qu'elles marchaient très bien. C'était un immense gâchis », confie une ancienne salariée de l'usine.

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Les principaux masques créés en Bretagne étaient des FFP1, FFP2 et FFP3, ceux qui aujourd'hui, manquent cruellement aux personnels soignants. La relance de la production prendrait au moins 18 mois et ne serait pas utilisée pour des besoins immédiats. « Fabriquer des masques, ce n'est pas comme faire des t-shirts. C'est une technologie, un savoir-faire, des lignes automatiques à remonter, des locaux à trouver », explique Jean-Jacques Fuans, l'ancien directeur du site

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Emmanuel Macron a assuré que l’État allait soutenir la relance de l'usine de masques en passant commande. Cette promesse est une première réponse aux interrogations de la Bretagne. « La France va produire plusieurs millions de masques grand public par semaine, à capacité de filtration très élevée », a estimé le chef de l’État. Alors que des pétitions avaient recueilli plus de 40 000 signataires pour la réouverture de l'usine, certains salariés se disent prêts à reprendre du service.

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