Une nouvelle étude démontre que les enfants transmettent peu le coronavirus

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Une récente enquête menée dans un cluster a permis de démontrer qu’un enfant contaminé par le coronavirus n’était pas forcément vecteur de la maladie. Précisions.

Plus les semaines avancent, plus les scientifiques en apprennent davantage sur le Covid-19 qui a paralysé une grande partie de la planète en quelques mois.

Encore inconnu, il y a peu, ce coronavirus se dévoile chaque jour un peu plus grâce aux nombreuses enquêtes réalisées dans différents pays.

L’une d’elles, publiée le 11 avril et relayée par nos confrères de Libération, nous donne une indication qui pourrait venir contredire l’une des premières idées que l’on avait du virus, concernant les plus petits.

Crédit photo : Zoia Kostina / Shutterstock

« Une dynamique de transmission différente chez les enfants »

On avait d’abord supposé en effet que les enfants - manifestement épargnés par la maladie et très souvent asymptomatiques une fois contaminés – représentaient un risque de transmission élevé.

Mais une étude menée dans l’un des premiers foyers français, aux Contamines-Monjoie (Haute-Savoie), vient pourtant tordre le cou à cette théorie.

Cette enquête s’est concentrée sur le cas d’un petit garçon de 9 ans qui avait été contaminé, en même temps que 12 autres personnes, par un ressortissant britannique de retour de Singapour.

En retraçant l’emploi du temps de ce dernier, des infectiologues et des épidémiologistes ont très rapidement constaté qu’il avait été en contact avec 172 personnes, dont des élèves et professeurs de son école, durant la période où il était malade.

Tous ceux l’ayant croisé avaient donc été placés en quarantaine à leur domicile par mesure de précaution. Mais à l’issue de cet isolement, on s’est aperçu que l’enfant n’avait contaminé personne, pas même ses parents ni les deux autres enfants de sa fratrie.

En revanche, des virus hivernaux traditionnels tels que la grippe, dont il était également porteur, ont été recensés chez 64 % des personnes avec qui il avait été en contact.

Cet exemple « laisse à penser que les enfants pourraient ne pas être une source importante de transmission de ce nouveau virus », suggérant ainsi « une dynamique de transmission différente chez les enfants », conclut l’étude.

Un paramètre qui différencierait clairement le Covid-19 de la grippe, dont les enfants sont un vecteur important.

« Il est possible que les enfants, parce qu’ils ne présentent pas beaucoup de symptômes et qu’ils ont une charge virale faible, transmettent peu ce nouveau coronavirus », a pour sa part commenté l’épidémiologiste Kostas Danis, interrogé par l’AFP.

L’Institut Pasteur a par ailleurs rendu public les résultats d’une autre étude totalement différente mais ô combien révélatrice sur la situation dans l’hexagone. Ainsi, les chercheurs de l’institution viennent de révéler que seulement 5,7 % des Français auront été contaminés par le coronavirus le 11 mai, date du début du déconfinement progressif.

Un chiffre très loin de l’immunité collective supposée, dont le seuil nécessaire est estimé à 70 % de la population.

Source : AFP
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