Covid-19 : Emmanuel Macron annonce un couvre-feu de 4 semaines, entre 21h et 6 h, dans les zones d'alerte maximale

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Alors que la situation sanitaire se dégrade de jour en jour sur le territoire, le président de la République a répondu aux questions de TF1 et France 2 ce mercredi à l'Élysée. Il a notamment annoncé la mise en place d'un couvre-feu dans les grandes villes. 

Comme il fallait s'y attendre, l'exécutif a décidé de serrer la vis !

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À l'occasion d'un entretien télévisé très attendu en cette période délicate, marquée par l'imminence d'une seconde vague épidémique, Emmanuel Macron a annoncé un renforcement des restrictions sanitaires, censées endiguer la circulation du Covid-19.

Le couvre-feu, un confinement partiel qui ne dit pas son nom

Affirmant que le pays se devait de "prendre des mesures plus strictes", le chef de l'État, interrogé par nos confrères de TF1 et France 2, a ainsi indiqué qu'un couvre-feu allait être instauré entre 21h et 6h du matin dans les grandes métropoles en zone d'alerte maximale, notamment à Paris et dans l'ensemble de la région Île-de-France.

Le choix de cette mesure, évoquée avec insistance depuis plusieurs jours et qui ne faisait quasiment plus aucun doute ces dernières heures, a donc été privilégié par le gouvernement, au sein duquel des divergences existaient pourtant sur le sujet. Le principe du couvre-feu - dont l'idée avait été soufflée par le Conseil scientifique dès la fin septembre - ne faisait en effet pas l'unanimité parmi les ministres.

Mais devant la dégradation de la situation sanitaire, qui fait craindre une saturation des hôpitaux dans les jours et les semaines à venir, l'exécutif a donc décidé de taper fort avec ce confinement partiel qui ne dit pas son nom.

Ce couvre-feu, qui durera au minimum 4 semaines, entrera en vigueur dès samedi et concernera, outre Paris, les métropoles de Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Étienne et Toulouse.

Toute personne ne respectant pas ce couvre-feu devra s'acquitter d'une amende de 135 euros. "Il n'y aura pas une interdiction de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin, il y aura une stricte limitation aux bonnes raisons", a précisé le président de la République, excluant au passage certains motifs tels qu'aller "chez des amis" ou "faire la fête".

Il existera donc des dérogations dans certains cas bien particuliers, comme les urgences de santé ou encore professionnelles par exemple.

Emmanuel Macron, qui a affirmé que le pays n'avait "pas perdu le contrôle de l'épidémie", a par ailleurs annoncé d'autres restrictions sanitaires, notamment le rétablissement de l'état d'urgence sanitaire (levé en juillet) à partir de vendredi - lequel devrait permettre de prendre des mesures limitant les libertés individuelles - ou encore la jauge maximale recommandée pour les réunions à domicile, fixée à 6 personnes.

Pour rappel, au mardi 13 octobre, 12 993 cas positifs de Covid-19 ont été recensés par les autorités sanitaires, selon les dernières données de Santé publique France.

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