En Alaska, la fonte des glaces accroît le risque de tsunamis, qui pourraient être dévastateurs

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En Alaska, des scientifiques affirment que la fonte des glaciers pourrait provoquer des énormes tsunamis, qui menaceraient l'activité humaine.

Un groupe de scientifiques a adressé une lettre au Département des ressources naturelles de l'Alaska, mettant en garde contre la fonte des glaces.

En effet, dans la baie Prince William, un éboulement majeur est redouté par les scientifiques, car il pourrait déclencher des tsunamis géants qui engloutiraient de nombreuses villes côtières.

Des montagnes pourraient se fissurer

La fonte des glaces a un impact direct sur les montagnes alentours. Face au mouvement des glaciers, celles-ci se fissurent, ce qui pourrait provoquer un glissement de terrain. Des pans entiers de montagnes pourraient se décrocher, tomber dans l'eau, et déclencher un immense tsunami.

Crédit photo : Gabe Wolken

Selon les scientifiques, si les parois rocheuses des montagnes cédaient, les conséquences seraient catastrophiques. Si un tsunami avait lieu, il pourrait s'abattre sur l'Alaska, mais également avoir des répercussions dans d'autres endroits du monde.

« C'est vraiment terrifiant. Peut-être que nous entrons maintenant dans une époque où nous devons regarder les paysages glaciaires comme nous regardons les volcans encore en activité », a déclaré Bretwood Higman, géologue.

Une vague de plus de 500 mètres de haut

« En nous basant sur l'élévation du gisement au-dessus de l'eau, le volume de la terre qui glisse et l'angle de la pente, nous avons calculé qu'un effondrement libérerait 16 fois plus de débris et 11 fois plus d'énergie que le tsunami de 1958 », a déclaré Chunli Dai, géophysicien.

Crédit photo : HurleySB / Shutterstock

L'événement survenu en 1958 a été considéré comme la plus haute vague de tsunami jamais connue. Haute de 524 mètres, son impact a été comparé à celui de l'explosion d'une bombe atomique.

Selon les scientifiques, la catastrophe pourrait se produire dans les 12 prochains mois. En attendant, les chercheurs et de nombreuses associations observent attentivement les mouvements des montagnes.

Source : The Guardian
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