Harcelé à l'école, un adolescent rentre chez lui avec 38 hématomes, son père pousse un coup de gueule

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Plus tôt ce mois-ci, un adolescent a été violemment frappé par l'un de ses camarades de classe en Haute-Marne. Une violence dénoncée par son papa qui ne décolère pas.

Et on reparle du harcèlement scolaire !

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Alors que des millions d’enfants ont effectué leur rentrée des classes début septembre dans un mélange d’excitation et d’appréhension, ce retour à l’école s’est en revanche transformé en un véritable cauchemar pour un collégien de Haute-Marne, victime de la violence de l’un de ses camarades qui n’a pas cherché à nier les faits.

Roué de coups, ce jeune adolescent, scolarisé au sein de l’internat du collège Cresso de Joinville, est rentré chez lui le 9 septembre dernier avec 38 hématomes, constatés par un médecin.

Une violence inouïe !

En colère, son père a poussé un coup de gueule sur Twitter, en dénonçant notamment l’inaction de l’établissement, qui dans un premier temps n’avait pas réagi, du moins pas suffisamment aux yeux des parents de la victime, avant finalement d’exclure l’élève violent.

Image d'illustration. Crédit photo : Istock

Son fils harcelé rentre à la maison avec 38 hématomes, il pousse un coup de gueule

Joint par nos confrères de France 3, le père de famille - qui a déposé plainte - a expliqué la situation.

« Ça a commencé par des coups légers dans la cour (…) Et c’est devenu beaucoup plus important puisqu’il est rentré [le soir du 9 septembre] avec 38 hématomes sur le corps », a ainsi raconté Frédéric B.

« Il ne connaissait même pas ce jeune homme puisqu’avant, il était scolarisé dans un autre collège… J’ai quand même un enfant qui est très réservé, qui n’expose pas énormément ses sentiments : qu’ils soient de joie ou de tristesse. Il a gardé tout ça pour lui durant cinq jours, il n’en a pas parlé à un adulte référent. Il a demandé au garçon qui le tapait pourquoi il faisait ça : il a dit que c’était comme ça. Il n’a pas donné de raison valable. Il n’y en a jamais d’ailleurs », a poursuivi l’intéressé.

Et d’ajouter : « [Lundi 12 septembre], sa mère est allée à 08h00 au collège pour être reçue par la principale adjointe, la CPE et l'infirmière. Et elles ont essayé, selon mes termes vu que je le ressens comme ça, d'étouffer l'affaire en disant qu'elles allaient faire très attention, mais qu'elles ne comprenaient pas pourquoi [son fils] ne s'était pas manifesté et qu'il fallait s'affirmer. S'affirmer, c'est quoi ? Rendre des coups ? Elles ont dit qu'elles allaient convoquer le jeune auteur des faits ».

Collège Cresso de Joinville. Crédit photo : DR

Séparé de la maman de son fils, dont il n'a pas la garde, Frédéric B. a par ailleurs expliqué que son ex-femme voulait emmener l'adolescent chez le médecin pour faire constater ses blessures mais tout ne s'est pas passé comme prévu. « Elles (la CPE et l'infirmière ndlr) lui ont fait comprendre qu'il devait rester dans l'établissement, et que tout allait bien se passer à partir de maintenant. Quand je l'ai su, j'ai protesté, car notre fils ne pouvait pas rester avec un corps comme ça : des coups sur les deux jambes, sur les bras. Je n'étais pas content car même l'infirmière présente dans l'établissement ne l'a même pas ausculté, ou regardé, ou même conseillé d'aller chez un médecin. C'est quand même incroyable », a-t-il ainsi ajouté.

« Ce qui me chagrine, c'est que depuis lundi, je demande à ce que la principale de ce collège, dont c'est la première année ici, m'appelle. Je n'ai pas eu de retour quand j'ai demandé à ce qu'on me rappelle pour être informé des suites, encore ce [mercredi 14 septembre] j'ai eu la principale adjointe et je lui ai dit que c'était la principale que je voulais avoir. On n'est pas dans une holding où il faut passer par des services. Arrive un moment où je veux parler à la responsable, celle qui, à un moment, va prendre la décision de réunir le conseil de discipline. Mais je n'ai pas de retour et je trouve qu'on minimise beaucoup la chose », a-t-il encore déploré.

Et de conclure : « On est censé faire tout ce qu'il faut aujourd'hui pour que le harcèlement scolaire, physique, psychologique, soit pris en charge par les équipes éducatives et les professionnels. Et j'ai l'impression que non, qu'on étouffe ça. Car je sais que ces gens sont suivis et notés sur la façon dont ils gèrent un établissement scolaire. Ça m'ennuie énormément. Arrive donc un moment où il faut faire du bruit, que ce soit pour mon fils ou n'importe qui... Mais il faut que ça nous arrive pour prendre conscience que des choses ne vont pas ».

Frédéric B. a finalement pu échanger avec la principale du collège et leur discussion a rassuré le père de famille, comme en attestent ces deux tweets qu’il a postés ce jeudi 14 décembre.

Source : France 3
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