Dans la baie de Saint-Brieuc, une nappe d'huile de 16 km de long s'est déversée près du parc éolien

675partages

Dans la baie de Saint-Brieuc, 62 éoliennes vont être implantées en mer. Pendant les travaux, ce lundi 14 juin, un navire a signalé avoir eu une fuite qui a laissé échapper 100 litres d’huile dans la mer.

Crédit photo : Ouest France

Dans les Côtes-d’Armor, dans la baie de Saint-Brieuc, un parc éolien est en construction. Ce lundi 14 juin, le navire Aeolus, qui effectue les forages des éoliennes, a déclaré avoir eu une fuite d’huile aux autorités maritimes.

Selon la société Ailes Marines, la filiale qui construit le parc, l’origine de la fuite serait « un problème technique ».

« Face à cette pollution d’ampleur significative, la préfecture maritime de l’Atlantique a rapidement transmis les éléments observés au procureur de la République de Brest, à présent en charge du dossier », a indiqué la préfecture.

Une nappe d’huile de 16 km dans la mer

La nappe d’huile, qui s’étend sur 16 km de long et 2,8 km de large, a immédiatement été repérée par les autorités. Les travaux ont été arrêtés et ce mardi 15 juin, un navire antipollution est arrivé sur le site, avec 300 mètres de barrage, des boudins absorbants et un système de récupération qui permettra d’aspirer le polluant.

« L’Aeolus devrait quitter la baie de Saint-Brieuc également dans la matinée du mardi 15 juin et rejoindre un port hollandais pour y conduire des vérifications sur les équipements de forage », a déclaré Ailes Marines.

Crédit photo : Le Télégramme

Le 6 juin dernier, la construction de ce parc éolien avait été dénoncée par Mélisse, une jeune fille de 16 ans, qui avait présenté l’impact des éoliennes sur les fonds marins, les poissons et les écosystèmes.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Mélisse (@melisse_lt_)

« Rien que pour maintenir une seule éolienne au fond de l’eau, il faut la moitié d’un terrain de football de dalle de béton… Oui, l’éolien est mieux que le nucléaire. Mais au détriment de quoi ? Nous qui envoyons des hommes dans l’espace, on ne peut pas trouver quelque chose de réellement écologique ? », avait demandé la jeune fille.

Selon la société, le fluide qui s’est déversé dans la mer serait biodégradable et spécialement conçu pour les travaux en mer. Malgré cette précision, les pêcheurs ont décidé de porter plainte contre Ailes maritimes.

Source : Ouest France
Plus d'articles
À lire aussi