« M. Macron, vous ne méritez pas de manger mes volailles », le coup de gueule d'un agriculteur qui peine à s'en sortir

Par
24 724
Partages
inscription newsletter

Newsletter

partager sur twitter

Partager sur Twitter

À travers une vidéo Facebook rapidement devenue virale, un éleveur de volailles interpelle le président de la République sur sa difficile situation.

Il s’appelle Aloïs Gury et est producteur agricole Montrevel-en-Bresse (ferme du Sougey) dans l’Ain. Il y a cinq ans, il décide de quitter son travail d’animateur d’équipe chez Renault Trucks et se lance dans l’élevage de volailles. Depuis, il peine à s’en sortir alors que sa volaille est tellement réputée qu’elle se retrouve dans les assiettes, très coûteuses, de l’Élysée.

Il venait de l’apprendre: lors d’un grand repas tenu au palais présidentiel, à l’occasion de la commémoration du 11 novembre, tous les grands chefs d’État de ce monde ont pu déguster allègrement les volailles de Bresse. En effet, son exploitation fournit Miéral, qui a approvisionné le banquet élyséen. Un événement qui lui a « fait de la pub » comme il le concède, mais ne lui a rien rapporté sur le plan pécuniaire.

Sur une exploitation qu’il loue à Montrevel, il élève 16 000 poules, en travaillant seul à raison de… 77 heures par semaine, et ne touchant que 700 euros par mois d’indemnités. Sur ces trois dernières années, il n’a pris qu’une seule semaine de vacances, ou plutôt une « semaine de répit » imposée.

Sur la page Facebook « Les Conteuses de Bresse », le jeune éleveur de 33 ans a alors décidé de prendre la parole. Publiée ce dimanche, la vidéo a été vue plus de 36 000 fois. Durant huit minutes, il dresse un état des lieux alarmant sur sa situation professionnelle et personnelle, déplorant notamment, entre quelques sanglots, que sa mère lui fait 50 euros de course par semaine pour l’aider à survivre.

« M. Macron, vous ne méritez pas de manger mes volailles » insiste-t-il, gilet jaune sur le dos. À court de solutions, il interpelle le président de la République, lui demandant s’il a des solutions à lui apporter et il y a fort à parier qu'il ne soit pas le seul dans cette situation, à attendre des solutions du chef de l'État. 

Commentaires