Un agriculteur belge déplace la borne délimitant la frontière avec la France et viole un traité vieux de 2 siècles

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Lorsqu'un agriculteur déplace une frontière pour permettre à son tracteur de se frayer un chemin. Voici l'histoire insolite du jour qui s'est déroulée ce week-end chez nos inénarrables voisins belges. Récit.

L’histoire, ô combien rocambolesque, est presque passée inaperçue et pourtant, elle aurait pu provoquer un drôle d’incident diplomatique entre la France et la Belgique.

Afin de faciliter le passage de son tracteur, un agriculteur belge s’est risqué à déplacer une vielle borne délimitant la frontière entre les deux pays, violant par la même occasion un traité vieux de deux siècles.

Oui, oui, vous avez bien lu !

Cet incident pour le moins insolite a eu lieu ce dimanche 2 mai dans la commune d’Erquelines, comme le rapportent nos confrères de France Bleu.

Cet agriculteur déplace la frontière franco-belge pour se frayer un passage en tracteur, insolite mais pas sans conséquence 

Et si celui-ci peut prêter à sourire, il s’avère qu’il n’a pas été sans conséquences.

En déplaçant cette borne mais aussi en rattachant sa clôture sur des arbres, l’agriculteur quelque peu inconscient a ainsi réduit la superficie du village voisin de Bousignies-sur-Roc, situé de l’autre côté de la frontière dans le département du Nord.

Un geste que l’intéressé pensait certainement inoffensif mais qui va à l’encontre de lois internationales.

« Déjà, on ne peut pas bouger les bornes entre les terrains, mais entre les pays, c’est encore bien plus grave », a ainsi expliqué David Lavaux, le bourgmestre - équivalent du maire en Belgique - d’Erquelines.

En théorie, si l’homme refuse de remettre la borne à sa place, le ministère des Affaires étrangères sera saisi en vertu du fameux traité de Courtrai - signé en 1819 suite à la défaite de Napoléon lors de la bataille de Waterloo, quatre ans plus tôt - qui définit la frontière franco-belge.

Auquel cas, la saisine entraînerait la réunion d’une commission franco-belge qui statuerait sur le délimité exact de la frontière. La dernière commission en date datant de 1930.

Mais que les frontaliers se rassurent, les choses ne devraient pas en arriver là, comme l’a confié Aurélie Welonek, maire de Bousignies-sur-Roc, à nos confrères de France Bleu.

Un accord à l’amiable devrait en effet être conclu entre toutes les parties prenantes dans les jours à venir.

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