Un château abandonné en France renaît de ses cendres grâce à l'artiste Okuda San Miguel

Par
9 274
Partages
inscription newsletter

Newsletter

Attention les yeux ! Si vous avez la chance de vous balader à̀ travers les plaines et les monts du Loiret, vous ne pourrez pas ignorer le superbe Château Valette tout flambant neuf.

Et oui, l’artiste espagnol Okuda San Miguel a encore frappé et sa démesure multicolore répond toujours à l’appel.

© Chop Em Down

On se souvient de sa Mona Lisa revisitée de 50 mètres de long sur un immeuble dans le 13e arrondissement de Paris. Mais l’artiste, jouant sur la frontière de l’illégalité, a toujours aimé s’adonner aux grands chantiers tels que des trains, des usines mais également des édifices religieux, et ce aux quatre coins du monde.

Paris, France

Kaos Temple, Espagne

Cap Vert, Afrique

Chennai, Inde

Cette fois, l’artiste pop surréaliste fait jaillir ses couleurs sur toute la surface du château où se mêlent pois colorés et gigantesques crânes. La peinture murale intitulée « Skull in Mirror », en français « Crâne dans le miroir » s’apprécie de loin comme de près car il est dit que les crânes qui ornent la façade n’apparaissent que lorsqu’on s’en approche.

© Chop Em Down

Mais l’histoire de ce bijou d’architecture bâti en 1864 par Marie Joseph le Bouëdec est en perpétuel mouvement depuis les années 30 lorsque les républicains espagnols en firent l’acquisition. Ils l’aménagèrent afin d’y accueillir les exilés politiques et leurs enfants fuyant la guerre.

Puis le château fût repris par les franquistes qui l’utilisèrent pour les vacances, la transformèrent en école espagnole dans les années 70 pour finalement l’abandonner en 1986.

Le château renaquit de ses cendres seulement en 2002 lors de son rachat par la commune de Pressigny-les-Pins.

Aujourd’hui, il a le droit de se refaire une beauté dans le cadre du festival « Label Valette » organisé tout les ans par l’association Urban Art Paris. Une fois réunis, une centaine d’artistes urbains venus du monde entier ravaleront la façade du monument mais également sa chapelle et ses deux dortoirs.

Photographie de Christian Julia

Vous l’aurez compris, les couleurs psychédéliques d’Okuda et ses motifs géométriques prennent une nouvelle fois place dans le décor. Son travail est pensé comme une réinterprétation de l’Art de la Renaissance, des Grands Maîtres Classiques, mais se laissent aussi aller dans des scènes surréalistes, le tout avec une vision unique et contemporaine.

© Chop Em Down

Alors si vous voulez en savoir plus sur le travail haut en couleur de l’artiste, retrouvez son site ici et n’ayez pas peur de vous perdre dans son univers démesuré.

Et pour les curieux, n’hésitez pas à aller visiter le lien du festival où vous trouverez toutes les informations dont vous avez besoin !

Commentaires