Curieux de mieux comprendre le développement émotionnel des adultes, des chercheurs ont publié des études afin de connaître la recette ultime du bonheur secret.
La plupart des gens considèrent le bonheur comme un sentiment : quelque chose qui surgit lorsque les conditions sont réunies et qui s'estompe lorsqu'elles ne le sont plus. Cependant, les recherches en psychologie menées au cours de la dernière décennie révèlent une réalité différente. Le bonheur n'est pas avant tout un état d'esprit. C'est un résultat qui découle de la manière dont votre vie est organisée, des choix que vous faites de manière cohérente et de l'environnement dans lequel vous vivez.
Vous trouverez ci-dessous cinq habitudes étayées par la science qui, selon les chercheurs, comptent aujourd’hui parmi les facteurs les plus déterminants pour un bien-être durable.
1 - Préserver ses relations sociales.
Une étude de Harvard sur le développement des adultes, l'une des plus longues études jamais menées sur la vie adulte, suit ses participants depuis plus de 80 ans.
Sa conclusion, publiée et développée à maintes reprises ces dernières années, est frappante : la qualité des relations est un indicateur du bonheur, de la santé physique, de la résilience cognitive et de la longévité (surpassant la richesse, la réussite professionnelle et même le QI en tant que facteurs prédictifs d’une vie épanouie). Les chercheurs parlent désormais de « forme sociale » comme d’un comportement essentiel pour la santé, comparable à l’exercice physique ou au sommeil dans la mesure où son maintien nécessite un investissement régulier et délibéré.
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2 - Protéger son argent.
On dit qu’il ne fait pas le bonheur mais qu’il y contribue, à juste titre. L’une des conclusions les plus importantes issues des sciences comportementales ces dernières années est que ce sentiment de « manque de temps » constitue l’une des forces les plus néfastes qui pèsent sur le bien-être.
La chercheuse Ashley Whillans, de la Harvard Business School, a largement documenté ce phénomène. Dans ses travaux, les personnes qui déclarent souffrir d’un manque chronique de temps (se sentir submergées, pressées, sans contrôle sur leur emploi du temps quotidien) obtiennent systématiquement des scores plus faibles en matière de satisfaction de vie, d’émotions positives et de santé mentale.
À l’inverse, utiliser son argent pour racheter du temps (en externalisant les tâches ménagères, en payant pour plus de commodité, en simplifiant ses obligations, entre autres) est associé à un plus grand bien-être que de dépenser la même somme en biens matériels.
3 - Rechercher des expériences de défi
Le modèle classique d’une vie réussie met l’accent sur le bonheur et le sens. Mais une étude révolutionnaire de 2022 publiée dans Psychological Review a introduit une troisième dimension qui change considérablement la donne : la richesse psychologique.
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Une vie psychologiquement riche n’est pas nécessairement facile ni agréable. Elle se caractérise par la nouveauté, la complexité, la croissance et des expériences qui changent de perspective. Des expériences telles que les voyages, les défis créatifs, les apprentissages difficiles et l’inconfort volontaire ne maximisent pas toujours le confort immédiat, mais elles donnent lieu à une vie qui, rétrospectivement, semble profonde, variée et qui vaut la peine d’avoir été vécue.
4 - Dépenser pour les autres, pas seulement pour soi-même
Dans une revue systématique publiée en 2023, qui a examiné les données issues de dizaines d’études et de multiples cultures, les chercheurs ont conclu que le fait de dépenser pour les autres produisait de manière fiable des effets positifs sur le bien-être subjectif. Cet effet s’est confirmé quel que soit le niveau de revenu, la culture ou le type de don, qu’il s’agisse d’un don direct, d’un achat pour un ami ou d’un engagement bénévole.
Les auteurs soutiennent que la psychologie humaine a évolué dans un contexte d’interdépendance profonde. Contribuer au bien-être d’autrui active les systèmes de récompense, renforce les liens sociaux et génère un sentiment d’autonomie et d’importance que la consommation passive ne peut reproduire. En bref, nous ne sommes pas programmés pour être de simples bénéficiaires, mais aussi pour donner.
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5 - Passer 120 minutes par semaine dans la nature
Dans une étude phare publiée en 2019 dans Scientific Reports, des chercheurs ont analysé les données de près de 20 000 personnes et ont constaté que celles qui passaient au moins 120 minutes par semaine dans des environnements naturels faisaient état d’une santé et d’un bien-être psychologique nettement meilleurs que celles qui ne passaient aucun temps dans la nature.
Il est essentiel de noter que cet effet se manifestait à partir du seuil des 120 minutes : un temps inférieur donnait des résultats moins marqués, et ces heures pouvaient être cumulées tout au long de la semaine par petites doses plutôt que de nécessiter une seule longue sortie.
La dernière habitude consiste à considérer ces 120 minutes de nature par semaine comme un comportement de santé non négociable, au même titre que le sommeil ou l’exercice physique. Si nécessaire, répartissez-les en promenades quotidiennes de 20 minutes. L’avantage avec cette habitude, c’est qu’elle est accessible et gratuite pour tous.
