A-t-on le droit de faire des appels de phares aux autres conducteurs quand on conduit ?

C’est un réflexe très courant : faire des appels de phares pour prévenir d’un danger, remercier un conducteur… ou signaler un contrôle. Mais a-t-on le droit de faire des appels de phares aux autres conducteurs quand on conduit ? Voici ce que dit la loi (et les situations où cela peut vous coûter cher).

À retenir

  • Oui, l’appel de phares est un avertisseur lumineux autorisé pour prévenir d’un danger (en complément ou à la place du klaxon).
  • Non, vous ne pouvez pas en faire n’importe comment : un usage agressif (éblouissement, pression, harcèlement) peut être sanctionné.
  • Signaler un contrôle de police n’est pas explicitement interdit par un texte dédié, mais c’est déconseillé : cela peut gêner une intervention (et, en cas de contexte grave, vous vous exposez à des ennuis).

Quand on conduit, il existe peu de façons d’interagir avec les autres conducteurs. En cas de nécessité, on peut klaxonner ou faire des appels de phares, souvent jugés plus discrets. Alors que des voitures aux phares turquoises arrivent sur les routes, ces avertissements lumineux restent un “code” largement utilisé pour prévenir d’un danger.

Appels de phares : a-t-on le droit de prévenir les autres conducteurs ?Crédit photo : iStock

Cependant, certains automobilistes font aussi des appels de phares pour exprimer leur mécontentement (voiture jugée trop lente, démarrage tardif au feu vert), ou pour un geste cordial (laisser passer / remercier). Et la question revient : est-ce réellement autorisé ?

Appels de phares : ce que dit la loi (avertisseur lumineux)

Le site Service-Public rappelle que l’appel de phares est un avertisseur lumineux. Il peut être utilisé pour prévenir les autres usagers d’un danger, en complément (ou à la place) de l’avertisseur sonore. De nuit, il est d’ailleurs recommandé de privilégier l’avertisseur lumineux plutôt que le klaxon, ce dernier devant rester limité aux situations de nécessité.

Le cadre général des avertisseurs (et notamment l’usage du klaxon) est fixé par le Code de la route, notamment l’article R416-2 sur l’avertisseur sonore (usage encadré, en particulier en agglomération).

La suite après cette vidéo

Appels de phares : avertisseur lumineux autorisé en cas de dangerCrédit photo : iStock

Appels de phares : quand c’est OK… et quand ça ne l’est plus

  • ✅ OK : prévenir d’un danger immédiat (accident, obstacle, animal, véhicule arrêté, ralentissement brutal).
  • ✅ OK : signaler poliment sa présence (rare) ou remercier / laisser passer, sans éblouir.
  • ⚠️ Risqué : “coller” un véhicule et faire des appels de phares insistants pour le presser d’accélérer.
  • ❌ Pas OK : usage agressif / frénétique qui éblouit ou perturbe la conduite des autres.

Attention : un usage abusif peut être sanctionné (éblouissement, pression)

Sur la route, les feux de route (pleins phares) doivent être utilisés de manière à ne pas gêner les autres usagers. Le Code de la route (article R416-6) encadre leur usage et impose, notamment, de repasser en feux de croisement lorsque vous risquez d’éblouir (croisement / véhicule suivi).

En pratique, si les forces de l’ordre estiment que vos appels de phares (ou l’utilisation des feux) ont ébloui un conducteur ou créé une gêne dangereuse, vous pouvez être verbalisé. La sanction est généralement une contravention de 4e classe, dont l’amende forfaitaire est de 135 € (et 375 € en majorée).

Pour référence sur les montants des amendes forfaitaires par classe, on peut se baser sur les barèmes rappelés par la justice : amende forfaitaire 4e classe = 135 €, et amende forfaitaire majorée 4e classe = 375 €.

Appels de phares : gare à l'usage abusif des feux (amende possible)Crédit photo : iStock

En ville, la vigilance doit être encore plus grande : faire des appels de phares pour “pousser” quelqu’un à avancer au feu vert ou à accélérer peut être interprété comme un usage abusif ou une manœuvre de pression. Dans le pire des cas, si cela détourne l’attention et contribue à un accident, les conséquences peuvent être plus lourdes.

Et pour signaler un contrôle de police : a-t-on le droit ?

Beaucoup d’automobilistes utilisent les appels de phares pour signaler un contrôle de police. Il n’existe pas, à notre connaissance, de texte “simple” dédié qui dise explicitement : “interdit de prévenir un contrôle par appel de phares” (contrairement à certains dispositifs numériques encadrés).

Mais attention : même si ce geste est souvent vu comme de la “solidarité”, il peut entraver l’efficacité d’un contrôle, surtout si les forces de l’ordre recherchent un véhicule pour un motif grave (conduite dangereuse, fuite, etc.). Dans ce type de contexte, mieux vaut réserver les appels de phares aux dangers de circulation.

FAQ — Appels de phares : ce que les conducteurs demandent le plus

1) A-t-on le droit de faire des appels de phares en France ?

Oui, l’appel de phares est un avertisseur lumineux et il est autorisé, notamment pour prévenir d’un danger, comme le rappelle Service-Public.

2) Dans quels cas les appels de phares deviennent-ils sanctionnables ?

Quand ils sont utilisés de façon abusive : appels frénétiques, usage agressif, situation d’éblouissement ou de gêne dangereuse. Cela peut mener à une verbalisation (souvent en 4e classe).

3) Peut-on faire des appels de phares pour signaler un contrôle de police ?

Il n’existe pas de règle “grand public” simple qui interdise explicitement l’appel de phares pour cette raison, mais c’est déconseillé car cela peut gêner un contrôle, surtout si l’intervention vise un véhicule pour un motif grave.

4) Quelle amende risque-t-on en cas d’usage abusif des feux ?

En pratique, c’est souvent une contravention de 4e classe : 135 € (forfaitaire) et 375 € (majorée), selon les barèmes officiels des amendes forfaitaires.

Source : Auto Plus

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Au sujet de l'auteur :

Arrivée tout droit de l’université, Lisa a fait ses premiers pas dans la rédaction web à Demotivateur. Armée de ses mots, elle aspire avant tout à partager des informations pour sensibiliser aux sujets qui lui tiennent à cœur, comme les enjeux environnementaux et la cause animale. En plus de son goût pour la musique, la gastronomie et le cinéma, Lisa a un petit plaisir caché pour l’astrologie.