En 2018, la vitesse maximale autorisée sur les routes de France est passée de 90 km/h à 80 km/h. Huit ans plus tard, plus de la moitié de la France a fait marche arrière.
Le 1er juillet 2018, le gouvernement a imposé le passage à 80 km/h sur les routes françaises, au lieu de 90 km/h. Cette mesure a été prise dans l’espoir de limiter la vitesse des automobilistes et de réduire le nombre d’accidents sur les routes. Cette contrainte n’avait pas fait l’unanimité auprès des automobilistes, contraints de réduire leur allure.
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Huit ans plus tard, le bilan de cette mesure est négatif, et pour cause : plus d’une cinquantaine de départements français ont fait marche arrière et ont rétabli la limitation de vitesse à 90 km/h. Le Sénat avait également donné raison aux personnes qui s'opposaient à cette loi, la qualifiant de "disproportionnelle".
“Le bilan n’a pas été concluant”
En février, l’Eure devient le 53ème département français à rétablir la limitation de vitesse à 90 km/h sur les routes départementales. Ainsi, plus de la moitié des départements français, au nombre de 101, ont abandonné la mesure de 2018.
“Le bilan n’a pas été concluant. On a vu très nettement que ça n’avait pas réduit la mortalité sur les routes. C’est pour ça que cette mesure qui avait été instaurée en 2018, dès 2019, a été tacitement abrogée”, a expliqué Hervé Maurey, sénateur du département de l’Eure, à TF1 Info.
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Un budget important
Si cette réglementation n’a pas porté ses fruits, elle a également de lourdes conséquences économiques. Quand la mesure a été mise en place en 2018, il a fallu créer des milliers de panneaux de limitation de vitesse à 80 km/h. Dorénavant, les 53 départements qui ont changé d’avis ont dû supprimer tous ces panneaux et en créer de nouveaux, limités à 90 km/h.
C’est le cas dans le Morbihan, où 600 nouveaux panneaux ont été installés, pour un budget total de 180 000 euros, selon Actu. Comme l’ont indiqué les services du département, il n’était pas possible de remettre les anciens panneaux limités à 90 km/h, car ils n’existaient pas, puisqu’il s’agissait de la norme. Ainsi, tous les départements français ont dépensé à nouveau des milliers d’euros pour créer de nouveaux panneaux, afin d’informer les automobilistes.
