Une femme de 91 ans aurait été violentée dans son Ehpad. Les preuves de ces mauvais traitements auraient été obtenues grâce à une caméra cachée, placée dans sa chambre par sa famille.
Leurs craintes étaient fondées !
Soupçonnant de violences sur leur mère, au sein même de son Ehpad, des membres d'une famille des Bouches-du-Rhône ont découvert l'horreur, après avoir filmé en toute discrétion dans l'établissement.
Ce que les images ont révélé va même au-delà de tout ce qu'ils avaient pu imaginer.
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Ils découvrent les violences subies par leur mère, à l'Ehpad, grâce à une caméra cachée
Racontée par nos confrères de La Provence, l'histoire commence en 2025 lorsque les enfants d'Arlete M., âgée de 91 ans, constatent des hématomes sur la peau de leur mère, en venant la voir à plusieurs reprises dans son Ehpad. Durant ces visites, la nonagénaire, atteinte de troubles cognitifs et en situation de dépendance extrême, présente également des symptômes qui trahissent une déshydratation chronique.
Inquiets, ses proches suspectent alors immédiatement des mauvais traitements commis à l'intérieur de la maison de retraite, située à Aubagne, près de Marseille. Ils s'en plaignent donc auprès du personnel de l'établissement qui tient toutefois à les rassurer, en leur affirmant que les hématomes résultent de mauvaises positions.
Mais au cours des visites qui suivent, de nouvelles marques apparaissent et la famille d'Arlette acquiert la certitude que cette dernière est bel et bien victime de violences dans les murs de l'Ehpad.
« Le personnel me répondait que c’était positionnel. Donc une fois ça peut être positionnel, deux fois aussi, mais au bout de plusieurs fois, j’ai commencé à me poser de sérieuses questions »
Pour en avoir le cœur net, les proches de la résidente installent donc une caméra cachée dans sa chambre à l’été 2025. Après 9 jours, ils récupèrent les images et celles-ci leur font froid dans le dos. Les enfants d'Arlette y découvrent notamment des comportements intolérables de la part de certains aides-soignants et autres agents des services hospitaliers, ainsi que des manipulations brusques qui expliquent les hématomes.
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Munie de ses enregistrements accablants, la famille d'Arlette a finalement porté plainte pour maltraitance sur personne vulnérable auprès du tribunal de Marseille.
Ce procès, au cours duquel seront jugés 3 salariés de l'Ehpad, doit durer jusqu'au 6 juillet.
Verdict dans moins d'un mois.
