Une jeune avocate payée 130 000 euros par an quitte tout pour retourner vivre dans sa famille : voici ce qu'elle fait aujourd'hui

Cette jeune britannique a quitté son poste d’avocate après un burnout pour retourner vivre chez ses parents. Si elle gagne bien moins qu’avant, elle est en revanche beaucoup plus heureuse.

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Dur dur de changer de vie. C’est pourtant ce qu’a fait cette jeune Britannique qui travaillait comme avocate et qui a tout quitté pour retourner vivre chez ses parents après un burnout.

Elle avait beau tout avoir sur le papier, en réalité Kristi Boyes était très malheureuse. Aujourd’hui, elle est plus épanouie que jamais.

« Je passais mon temps à pleurer »

Kristi Boyes est sortie diplômée en droit de l’Université de Sheffield en 2018. Dans la foulée, la jeune femme a décroché un contrat de formation puis entamé sa carrière, renseigne le site Discover SWNS.

Pour cela, elle a déménagé à Londres afin de travailler auprès d’un client. Durant deux mois, Kristi a travaillé depuis chez elle car les bureaux étaient en travaux de rénovation. Elle travaillait pendant 12 heures par jour et connaissait mal les membres de son équipe. Kristi est devenue de plus en plus malheureuse.

« Honnêtement, je passais mon temps à pleurer. Je n’en parlais à personne, car je me demandais : "Pourquoi est-ce que je pleure, alors que j’ai tant de belles choses dans ma vie ?" J’avais une maison, un chien, des amis, ma famille, un travail… et je m’en voulais terriblement de ne pas éprouver de la gratitude », confie-t-elle.

Stress, santé mentale à plat et burnout

Kristi Boyes durant un événement en entrepriseCrédit photo : Kristi Boyes/ SWNS

Comme beaucoup de jeunes de son âge, Kristi était en proie au stress et sa santé, mentale comme physique, en a pris un sacré coup. Outre l’épuisement professionnel, Kristi souffrait de troubles digestifs liés au stress.

La jeune femme n’arrivait pas à envisager une autre carrière que le droit alors qu’elle se surprenait à rechercher d’autres emplois sur le net en pleine journée. C’est en parlant de ses problèmes sur LinkedIn et TikTok que Kristi a pu échanger avec d’autres avocats et penser à une nouvelle orientation.

Kristi a commencé à faire du journaling et à suivre une thérapie. Et tout a changé quand son grand-père est décédé à l’été 2024. Kristi a finalement donné sa démission en janvier 2025 craignant de prendre une mauvaise décision.

« Me retrouver dans une situation où je ne gagnais pas d’argent et où je n’avais plus vraiment de but, c’était difficile. Mais j’étais tellement enthousiaste à l’idée de ce qui m’attendait par la suite que, finalement, ça allait », admet-elle.

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Elle quitte tout pour devenir professeure de yoga et lance son entreprise

Kristi Boyes avec la plaque du Stress Less ClubCrédit photo :Kristi Boyes/ SWNS

La Britannique a donc quitté son emploi à 130 000 euros par an pour retourner vivre chez ses parents. Elle a suivi une formation de professeure de yoga à Bali pendant qu’elle était au chômage. Et ce fut le déclic. Elle a appris à mieux respirer et cela a eu un énorme impact positif sur sa santé mentale et physique.

En janvier 2026, Kristi a ouvert son club de yoga, le Stress Less Club et donne désormais des cours. Elle a même organisé un événement sur la santé mentale dans son ancienne entreprise en mai dernier. À côté de cela, elle travaille au salaire minimum dans la boutique familiale pour arrondir ses fins de mois.

Aujourd’hui, les revenus de Kristi sont irréguliers et la jeune femme de 30 ans vit avec sa famille pendant qu’elle continue de développer son entreprise avec une plus grande confiance en elle. Cette remise en question de la place du travail fait aussi écho au parcours de cette Américaine qui renonce à la retraite anticipée pour privilégier la liberté de choisir ses activités.

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Camille V.

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d'un Master en Communication/Cinéma, Camille V. est journaliste spécialisée dans les intersections entre culture et écologie. Auteure d’un mémoire remarqué sur la Cli-fi (Climate Fiction) au cinéma, elle décrypte pour Demotivateur l'actualité du divertissement (films et séries) sous un angle sociétal et environnemental. Passionnée par l'art et la protection animale, elle apporte une expertise académique et critique à la rédaction de ses dossiers.

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