Alors que l'un de ses appartements était squatté, un propriétaire a décidé d'agir en prenant les choses en main. Récit.
Il n'en pouvait plus.
Un propriétaire excédé, dont le logement était occupé illégalement par des squatteurs, a profité de l'absence de ces derniers pour jeter leurs affaires par la fenêtre et changer les serrures de la porte d'entrée. Une expédition en catimini menée sous le regard médusé des badauds, qui passaient par là.
Si cet homme de 75 ans a décidé de se faire justice lui-même, c'est parce qu'il se sent abandonné par la justice et la police, qui n'ont, selon lui, jamais répondu à ses nombreuses sollicitations.
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Son logement est occupé illégalement, il jette les affaires des squatteurs dans la rue
Les faits ont eu lieu ce lundi 8 juin dans la commune de Niort (Deux-Sèvres).
Selon nos confrères de Ouest France, ce propriétaire - que nous appellerons Pierre-Maël - voulait initialement confronter les squatteurs, décrits comme des personnes sans-abri, alors que la situation s'enlisait. Le septuagénaire se trouvait en effet dans une impasse alors que l'appartement squatté - un studio - était occupé illégalement « depuis la fin avril 2026 ». Situé dans un immeuble du centre-ville, au sein duquel Pierre-Maël possède deux autres appartements, le logement se trouvait dans un piteux état suite à de nombreuses dégradations.
Impuissant après avoir « téléphoné à la terre entière » (police municipale et nationale, mairie ou encore préfecture), sans succès, le propriétaire a donc voulu prendre les choses en main. Dans l'après-midi du 8 juin, il s'est donc rendu sur place pour discuter avec les squatteurs, mais il a rapidement constaté qu'ils avaient, provisoirement, déserté les lieux.
Ni une, ni deux, il a donc pénétré dans le bien, en a changé les serrures et a décidé de jeter toutes les affaires des occupants par la fenêtre. Les effets personnels et le mobilier des squatteurs (soutiens-gorge, matelas, clic-clac, emballages de préservatifs, restes de nourriture, télévision ou encore médicaments) se sont ainsi retrouvés dans la rue, sur le trottoir. Assistant à la scène, de nombreux passants n'en ont pas cru leurs yeux.

Des policiers, qui patrouillaient non loin de là, se sont arrêtés et ont tenu à rappeler au propriétaire que faire un tel dépôt sauvage était interdit et passible d'une amende. Les agents n'ont finalement pas verbalisé le septuagénaire qui a préféré attendre les squatteurs pour s'entretenir avec eux. Ouest France ne précise pas si cette confrontation a eu lieu.
Pour rappel, se faire justice soi-même dans ce genre de situation reste illégal et peut vous exposer à des poursuites judiciaires. Une propriétaire, ayant fait le choix d'envoyer des hommes de main déloger le squatteur qui occupait sa maison, en a fait l'amère expérience en novembre dernier, après avoir été condamnée à un an de prison avec sursis.
