Le propriétaire d'un logement squatté a retrouvé son bien détruit, après avoir obtenu l'expulsion des occupants.
Les conflits entre propriétaires et squatteurs peuvent s'éterniser et devenir de véritables calvaires pour les premiers nommés. Et quand, enfin, certains d'entre eux voient le bout du tunnel en parvenant à obtenir l'expulsion des occupants illégaux, leur cauchemar, qu'ils croyaient terminé, se poursuit lorsqu'ils récupèrent leurs biens détériorés.
Très souvent, lorsqu'ils retrouvent leur logement squatté, les propriétaires floués tombent en effet des nues en découvrant l'envers du décor. Ils ne peuvent alors que constater les dégâts causés par des dégradations parfois irréversibles.
Un sexagénaire d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques) peut en témoigner. Après avoir fait expulser les personnes qui occupaient illégalement sa maison depuis des mois, ce dernier a ainsi eu la mauvaise surprise de découvrir que la bâtisse était très endommagée.
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Il obtient l'expulsion des squatteurs de sa maison, mais le plus dur commence.
Âgé de 63 ans, ce propriétaire, que l'on appellera Octave, pensait pourtant avoir fait le plus dur en obtenant l'expulsion des squatteurs, comme le raconte le site Sud Ouest. Mais le sexagénaire n'était pas au bout de ses peines car, une fois de retour sur les lieux, il a découvert qu'il manquait des poutres et qu'une partie de la toiture s'était effondrée. Un acte délibéré selon lui. Pour Octave, cela ne faisait aucun doute, ces dégâts étaient bel et bien le fait des squatteurs, qui auraient agi par vengeance avant de quitter les lieux.
« Lors du squat, j’avais constaté une dizaine de lits éparpillés partout dans la maison. J’avais croisé deux personnes, qui m’ont dit qu’ils payaient un loyer. Je pense qu’ils ont fait ça pour se venger » (Octave)
Aujourd'hui dépité, le propriétaire se retrouve donc avec une maison endommagée mais aussi de lourdes factures de réparation. Et pour ne rien arranger, l'administration lui réclame 12 000 euros de taxe d’habitation pour un bien dans lequel il n'a pas pu habiter pendant des mois et qui s'avère détérioré.
« Je suis expulsé de ma maison, je n’ai plus les clés et c’est à moi que l’on réclame la taxe d’habitation » (Octave)
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Épuisé et désemparé face à cette situation, Octave a finalement décidé de jeter l'éponge et de ne pas porter plainte.
Il n'obtiendra donc jamais gain de cause dans cette affaire. Les squatteurs, quant à eux, courent toujours.
