À 18 ans, il habite la tiny house construite avec son père pour 27 000 dollars : un lit en mezzanine et un abreuvoir transformé en douche

Ajoutez-nous à vos sources préférées

Dans le Colorado, Silvio a participé dès ses 16 ans à la construction d’une petite maison avec son père. Deux ans plus tard, il présente un logement équipé d’une cuisine, d’un espace gaming et d’une salle d’eau où un abreuvoir pour chevaux a trouvé une seconde fonction.

Une chambre en hauteur, des étagères fabriquées avec des palettes et un grand bureau réalisé sur mesure : dans la maison de Silvio, chaque aménagement répond à un besoin précis. Le jeune homme, présenté comme âgé de 18 ans dans un article de My Positive Outlooks, raconte comment ce chantier familial lui a permis d’avoir son propre logement dans le Colorado.

Le budget annoncé est d’environ 27 000 dollars pour la construction. Pour cette somme, le père et le fils ont privilégié un intérieur simple, avec des équipements adaptés à la vie quotidienne. Mais derrière la petite maison terminée, il y a aussi un apprentissage : Silvio n’avait aucune expérience de la construction lorsqu’il s’est lancé dans le projet.

À 16 ans, il rejoint son père sur le chantier après l’école

Au départ, l’idée vient de son père. Celui-ci envisage de construire une tiny house pour la vendre et propose à son fils de participer aux travaux après les cours. Le chantier prend place dans un entrepôt loué, dont les dimensions vont directement influencer celles de la future maison.

Silvio a alors 16 ans. Il découvre les travaux au contact de son père et acquiert progressivement une expérience qui comptera dans son orientation professionnelle. Il reconnaît toutefois clairement la place centrale occupée par ce dernier. Dans les propos rapportés par My Positive Outlooks, il explique, dans une traduction de l’anglais :

« Il en a probablement fait la majeure partie, mais j’en ai vraiment tiré beaucoup d’expérience. »

Il s’agit donc d’une réalisation familiale, à laquelle l’adolescent a participé. Ce détail permet de comprendre comment le projet a été mené : Silvio apprend aux côtés de son père, qui apporte ses idées et réalise une grande partie des travaux. La maison devient à la fois un lieu de vie et une première expérience concrète du bâtiment.

Environ 15 m² d’emprise au sol, avec le lit au-dessus du salon

Les dimensions annoncées sont de 20 pieds de long, 8 pieds de large et 12 pieds de haut. Cela représente environ 6,10 mètres sur 2,44 mètres, pour une hauteur de 3,66 mètres. L’emprise au sol approche ainsi les 15 m², un chiffre à distinguer de la surface habitable intérieure.

Dans ce volume, le couchage est installé en mezzanine, au-dessus de l’espace de vie. Cette disposition permet de réserver la partie basse à d’autres usages. Silvio apprécie notamment de garder son lit à l’écart : les personnes qui passent chez lui ne s’y installent pas comme elles pourraient le faire sur un canapé.

En dessous, il a conservé une place pour son ordinateur et ses jeux vidéo. Il a lui-même fabriqué un grand bureau avec des chutes de bois et du contreplaqué. L’ajustement est précis : il explique avoir prévu un plateau de 84 pouces dans un espace de 85 pouces, soit environ 2,13 mètres pour 2,16 mètres disponibles.

Les rangements se répartissent sous l’escalier, sous le bureau et sur les étagères. Silvio cherche à utiliser les espaces libres sans encombrer davantage la pièce. La petite taille du logement l’oblige à réfléchir aussi bien à la place des meubles qu’à celle des objets qu’il souhaite conserver.

Une cuisine équipée d’une crédence à 20 dollars

La cuisine reprend cette logique de simplicité. Elle comporte un petit réfrigérateur, un micro-ondes et un mini-four. Pour les étagères, le père et le fils ont utilisé des palettes récupérées. La crédence, elle, est réalisée avec une plaque de métal à 20 dollars, selon le récit publié par My Positive Outlooks.

Une boîte à cigares sert à ranger les épices. Parmi ses équipements préférés, Silvio cite également une cafetière Makita fonctionnant sur batterie. Ces détails donnent à l’ensemble un caractère personnel : les objets sont choisis ou détournés en fonction de leur utilité dans son quotidien.

Le jeune homme, qui a travaillé dans la restauration, estime disposer de suffisamment de plan de travail pour ses besoins. Il ne décrit pas une cuisine destinée à recevoir de nombreux convives, mais un espace qui lui convient pour vivre seul. La même recherche d’un aménagement pratique se retrouve dans la salle d’eau.

La suite après cette vidéo

Un abreuvoir pour chevaux utilisé comme bac de douche

C’est l’un des choix les plus inattendus du logement : un abreuvoir pour chevaux fait office de bac de douche. D’après l’article, cette solution a été retenue pour limiter les coûts. Un chauffe-eau instantané au propane fournit l’eau chaude, sans nécessiter l’installation d’un ballon de stockage.

Le lavabo bénéficie lui aussi d’un aménagement particulier. Le père de Silvio a prévu un décroché pour l’accueillir, afin de dégager de la place dans la salle d’eau. Les raccordements de plomberie sont regroupés dans une même zone, suivant un principe comparable à celui utilisé dans un véhicule de loisirs.

La maison dispose également de toilettes. Silvio précise avoir choisi de ne pas installer de toilettes à compost, qu’il juge peu adaptées à ses besoins en matière de coût et d’espace. Ses choix d’équipement restent ainsi guidés par l’usage qu’il compte faire de son logement.

27 000 dollars de construction et 600 dollars par mois

Silvio explique le budget de construction par la sobriété de la maison. La plupart des matériaux ont été achetés dans des magasins de bricolage, notamment Home Depot. L’ensemble associe donc des achats classiques à certains éléments récupérés ou fabriqués sur mesure.

Les 27 000 dollars annoncés ne signifient toutefois pas qu’il vit ensuite sans dépenses de logement. Selon les chiffres rapportés dans l’article, il paie environ 600 dollars par mois pour la location de l’emplacement et les charges. Il faut distinguer cette dépense régulière du coût initial du chantier.

Silvio n’est pas le seul à s’être lancé aussi jeune dans un projet de petite maison. Dans l’Iowa, Luke avait construit à 13 ans une maisonnette dans le jardin de ses parents, avec un budget de 1 500 dollars. Son installation ne disposait toutefois pas de plomberie, contrairement au logement de Silvio.

L’installation de la maison a également comporté une dimension administrative. Le récit mentionne plusieurs années de démarches concernant le terrain pour pouvoir y accueillir légalement une tiny house. Silvio insiste sur cette difficulté dans les propos repris par My Positive Outlooks :

« La majeure partie du travail consiste d’abord à obtenir l’autorisation d’y vivre. »

Son expérience ne se limite donc pas à assembler une petite habitation. Trouver les conditions permettant de l’occuper fait aussi partie du projet. Le montant de la construction, à lui seul, ne raconte pas toutes les étapes nécessaires pour passer du chantier à la vie quotidienne.

Une première maison qu’il construirait un peu plus grande

Silvio apprécie son logement, mais il en connaît les limites. S’il devait recommencer, il explique qu’il choisirait probablement une maison de 10 pieds de large et 26 pieds de long, soit environ 3,05 mètres sur 7,92 mètres. Son objectif serait surtout de gagner de la place dans la partie salon.

Le chantier a aussi influencé son parcours. D’après l’article, il a quitté l’école alors qu’il peinait à concilier les cours à temps plein et son emploi dans la restauration, puis s’est orienté vers les métiers du bâtiment. Il considère les compétences acquises avec son père comme une base pour son avenir professionnel.

Pour le moment décrit dans le reportage, cette petite maison correspond à ses besoins. Elle lui permet de cuisiner, de dormir dans un espace séparé et de conserver un coin consacré à ses loisirs. Silvio résume ainsi son sentiment, dans les propos rapportés et traduits de l’anglais :

« Ce n’est ni trop, ni trop peu ; c’est exactement ce qu’une personne de 18 ans comme moi peut gérer. »

Source : Youtube

Suivez-nous sur Google

Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Journaliste polyvalente, Manon couvre aussi bien l'actualité chaude que les sujets de société, la culture et la vie pratique. Elle privilégie les angles concrets, les sources croisées et les explications accessibles, quel que soit le thème traité.