Chaque mois de septembre, Olivia Jones charge une remorque de plus de quatre mètres avec un grand congélateur coffre, des glacières et des bacs, avant de prendre la route pour Fairbanks, en Alaska.
Sur place, cette Américaine effectue ses dernières courses alimentaires. Des denrées qui sont censées durer six mois. La raison ? Elle s’apprête à vivre six mois isolée avec sa famille alors que la seule route vers sa ville ferme chaque hiver.
Une famille achète 4 000 dollars de courses avant d’être coupée du monde
Olivia vit avec son mari et leurs quatre enfants dans une maison reculée, à Eagle, une ville située dans une région sauvage et montagneuse, près de la frontière avec le Canada, rapporte le magazine People.
Le voyage vers Fairbanks dure quatre jours, dont deux jours sur la route. Le couple effectue ce trajet à l’approche de l’automne pour remplir leur garde-manger avant que l’itinéraire reliant leur maison à Eagle ne devienne trop dangereux à emprunter.
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Les Jones font généralement deux grandes courses par an, complétées si besoin par des commandes non périssables livrées par avion postal.
Cette année, la famille prévoit de dépenser environ 4 000 dollars, soit près de 3 500 euros, pour ce dernier ravitaillement avant l’hiver.
Des réserves qui débordent
Dans le détail, Olivia achète de la viande, dont au moins deux caisses de poulet, du beurre en grande quantité, du fromage, et des pots de crème fraîche. Elle surveille ensuite les stocks avec un tableau Excel pour faire durer les aliments tout l’hiver.
Autre point important : la mère de famille prépare elle-même du pain, des pâtes et plusieurs condiments, et en congèle une partie.
Crédit Photo : Olivia Jones
Ce n’est pas tout. Olivia complète ses réserves avec ce qu’elle peut récolter dans son potager, comme des pommes de terre, de la laitue, des navets et du chou.
Dans les mois qui suivent, la famille continuera à chasser le caribou, détaillent nos confrères.
À noter que les Jones disposent d’une solution de secours. Un avion postal circule du lundi au vendredi, ce qui leur permet de commander ce qui leur manque. Néanmoins, cette pratique reste chère.
Une vie agréable malgré un hiver rude
Avant de s’installer en Alaska, toute la famille vivait à Saint-Louis, dans le Missouri. Ils ont choisi de partir pour cette région pendant la pandémie de Covid-19.
À l’époque, le mari d’Olivia travaillait dans l’informatique et a pu passer au télétravail. L’occasion pour le couple de changer de vie.
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Depuis leur grand départ, ils vivent au sein d’une communauté de moins de 100 habitants. Si les hivers paraissent difficiles, loin de tout, Olivia assure que la vie continue.
L’école reste en effet ouverte et les habitants se retrouvent lors d’événements mensuels. Les voisins organisent aussi des activités, comme des soirées jeux et des fêtes de luge.
« Nos hivers sont rudes, avec des températures qui descendent sous les 0 °C et plusieurs mois sans soleil. Il est donc essentiel pour nous de nous retrouver et de passer du temps ensemble. Et ce n’est pas parce que la route ferme que cela s’arrête », confie Olivia.
Paysage enneigé, balade à ski, rythme plus lent… L’hiver en Alaska offre aussi son lot de libertés.
