En Espagne, une salariée a attaqué son employeur en justice après avoir découvert que ce dernier avait envoyé un détective pour la surveiller durant son arrêt maladie, alors qu’elle est atteinte d’une sclérose en plaques.
Mercadona, entreprise espagnole de distribution alimentaire spécialisée dans les supermarchés de proximité, est dans le viseur de la justice espagnole. En effet, l’entreprise est accusée de harcèlement envers une salariée et de surveillance médicale intrusive.
La salariée en question était en arrêt maladie pour une sclérose en plaques, une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Elle provoque des perturbations cognitives, émotionnelles, motrices, sensitives ou visuelles et survient à la suite de l'attaque du système immunitaire d'une personne contre son propre système nerveux central.
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Un détective privée pour licencier la salariée
Cependant, l’entreprise doutait de l’authenticité du problème médical de sa salariée, suspectant une fraude et une simulation de maladie. Pour en avoir le cœur net et, elle a décidé de faire appel aux services d’un détective privé.
L’investigateur s’était carrément rendu sur son lieu de travail au moment du rendez-vous avec le médecin de la société, pourtant confidentiel. Résultat : la salariée a été licenciée.
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Suite à ce licenciement, l’ancienne salariée a évidemment attaqué Mercadona en justice, justifiant qu’elle était bien atteinte d’une sclérose en plaques. La Haute Cour de Justice des îles Canaries a jugé que la franchise avait gravement violé le droit à la vie privée de l’employée durant son arrêt maladie.
Finalement, Mercadona a été condamné à réintégrer la salariée auprès de l’entreprise et à lui verser 15 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral, relatent nos confrères.
