Une femme de retour à son travail après 18 mois d'arrêt maladie a été licenciée par son employeur. Précisions.
Son retour fut brutal.
Après avoir bénéficié d'un long arrêt maladie de 545 jours, une salariée espagnole a eu la désagréable surprise d'être... licenciée lorsqu'elle est retournée travailler.
Furieuse, cette dernière a contesté son renvoi, mais la justice a... pourtant donné raison à son employeur.
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Virée après 545 jours d'arrêt maladie, elle conteste mais la justice lui donne tort
Cette affaire débute en début d'année 2023, indiquent nos confrères espagnols de Noticias Trabajo.
À l'époque, cette assistante administrative, en poste depuis le 31 juillet 2019, se voit délivrer un long arrêt maladie, en raison de douleurs chroniques. Étant donné la nature du mal dont elle souffre, ce congé s'éternise et va durer... 545 jours, soit 1 an et demi.
Durant son arrêt, l'état de santé de la salariée ne s'arrange pas et l'administration locale ouvre alors, d'office, un dossier d'invalidité permanente, comme il est d'usage en Espagne. Mais celui-ci est finalement refusé par l'Institut national de la sécurité sociale en 2024. Suite à cette décision, l'assistante reprend donc le chemin du travail.
À son retour dans la société qui l'emploie, cette dernière subit toutefois un examen médical qui la déclare « apte » au service. Elle reprend donc son poste après quasiment 18 mois d'inactivité. Mais 9 jours après sa reprise, coup de théâtre. L'employée apprend qu'elle est licenciée pour raisons économiques. La direction justifie alors sa décision en invoquant la perte d'un client majeur, qui représentait près de 40 % du chiffre d'affaires de l'entreprise.
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Contestant son licenciement qu'elle jugeait discriminatoire, l'employée a porté l'affaire devant les tribunaux en accusant son employeur de l'avoir virée par vengeance, en raison de sa longue absence liée à ses problèmes de santé.
La justice lui a finalement donné tort en estimant que rien ne permettait de prouver que l’entreprise avait agi par représailles. Le tribunal a néanmoins ordonné à la société de verser 7 985,12 euros d’indemnités à la plaignante ou alors de la réintégrer.
La décision finale de l'employeur n'a pas été rendue publique.
