Comment faire partir des personnes qui squattent illégalement un logement ? C’est la question que de nombreux propriétaires se posent. En France, les squatteurs sont protégés par la loi et il peut être très difficile de les déloger, bien que le logement ne leur appartiennent pas.
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Pour cette raison, de nombreux propriétaires décident de faire justice eux-mêmes, comme cet homme qui a jeté les affaires des occupants dans la rue, ou encore cette femme qui a changé toutes les serrures de sa maison.
Ils s’installent dans le logement
Mais d’autres propriétaires vont encore plus loin en menant la vie dure à leurs squatteurs. C’est le cas à Mayotte, où les propriétaires ont décidé de s’installer dans la maison en l’absence de leur locataire.
Tout a commencé en 2023 lorsque les propriétaires ont loué leur logement à un homme, en le prévenant qu’il devra quitter les lieux à la fin du bail, le 31 décembre 2025. Pour faire les choses dans les règles, la famille a envoyé un courrier recommandé plus de six mois à l’avance au locataire afin de l’avertir.
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Cependant, le locataire, qui est également avocat, n’a pas quitté les lieux après la fin du bail et a arrêté de payer son loyer de 650 euros. Il a notamment affirmé qu’il n’avait jamais reçu de préavis conforme. Exaspérés face à la situation, les propriétaires ont pris une mesure radicale : ils ont profité d’une absence du locataire pour s’installer dans le logement, avec leurs cinq enfants.
“Ils ont violé mon domicile”
Cette méthode a également été utilisée par cet homme qui s’est installé dans une caravane devant le portail de sa maison squattée. Cependant, cette astuce est illégale et le locataire dénonce désormais une “violation de domicile”, d’autant plus que le logement lui sert de cabinet professionnel.
“Ils sont rentrés chez moi, ils ont violé mon domicile. Ils ont accès à toute ma vie, mes dossiers privés, familiaux. C’est très grave !” a dénoncé le locataire à Mayotte La 1ère.
Ainsi, le locataire a prévenu la gendarmerie et souhaite saisir la justice quand il rentrera de Madagascar, où il se trouve actuellement. En attendant, il devra cohabiter avec la famille. Les propriétaires, qui sont dans l’illégalité, risquent quant à eux 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende pour violation de domicile ainsi que 3 ans de prison et 30 000 euros d’amende pour expulsion illégale. Le locataire peut également demander des dommages et intérêts, ce qu’il ne manquera pas de faire grâce à son statut d’avocat.
