Un salarié, qui venait d'être renvoyé, a contesté son licenciement pour fraude aux horaires en dénonçant sa responsable, coupable des mêmes faits. Précisions.
Il ne voulait pas tomber tout seul !
Licencié pour fraude aux horaires, un salarié espagnol a dénoncé sa supérieure hiérarchique en prouvant qu'elle faisait la même chose et qu'elle connaissait ses agissements. Une ligne de défense payante puisque cet employé a obtenu une compensation de plus de 20 000 euros de la part de son entreprise.
La justice ayant en effet considéré son renvoi comme abusif dans la mesure où les faits qui lui étaient reprochés étaient connus de sa direction.
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Licencié pour fraude, il dénonce sa patronne pour le même motif
Racontée par le site Noticias Trabajo, cette histoire s'est déroulée il y a deux ans du côté de La Corogne en Galice, une communauté autonome située au nord-ouest de l'Espagne.
À l'époque, en novembre 2024, un salarié - que nous appellerons Luis - apprend qu'il est licencié de l'épicerie dans laquelle il travaille depuis 10 ans. Les motifs sont multiples, mais sa direction lui reproche surtout d'avoir, un jour, quitté son poste 50 minutes plus tôt pour faire des courses et d'avoir falsifié sa pointeuse. Pour ce faire, il aurait échangé son badge avec un collègue pour faire croire à sa hiérarchie qu'il travaillait à certains horaires, masquant ainsi ses absences. Si la pratique est discutable, elle est pourtant tolérée dans son entreprise et certains ne se privent pas de l'utiliser, à commencer par la... supérieure hiérarchique de Luis.
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Trouvant ce deux poids deux mesures injuste, Luis a alors décidé de contester son licenciement en justice. Le salarié en a également profité pour dénoncer sa responsable, en rappelant qu'elle avait commis, elle aussi, la même faute sur son lieu de travail. En guise de preuves, Luis a par ailleurs fourni au tribunal l'historique d'une conversation WhatsApp, dans laquelle sa patronne demandait le code inscrit sur le badge d’un collègue pour l'utiliser à sa place.
Contre toute attente, la Haute Cour de justice de Galice lui a finalement donné raison en estimant qu'il existait bel et bien une « certaine tolérance de l’entreprise à l’égard du pointage effectué par des tiers ». Par conséquent, l'écart de comportement du salarié a été jugé moins grave que prévu par la justice, qui a conclu que la falsification du système de pointage ne représentait pas un motif suffisant pour justifier le renvoi.
La Cour a donc déclaré le « licenciement abusif », condamnant ainsi l'entreprise à réintégrer Luis ou à lui verser la somme de 21 114,25 euros d'indemnités.
