L’Espagne durcit ses règles de sécurité sur les routes. Après l’abandon du triangle de sécurité, le pays a imposé une nouvelle règle aux automobilistes. La sécurité routière en Espagne passe aussi par les marquages « dents de dragon », destinés à faire ralentir les conducteurs.
Sauf que depuis son entrée en vigueur le 1er octobre dernier, peu de conducteurs semblent au courant, au risque de recevoir une lourde amende.
Faciliter le passage des véhicules prioritaires
En France, les véhicules prioritaires (police, gendarmerie, pompiers, SAMU) bénéficient de la priorité de passage sur les routes. À leur approche (gyrophare allumé et avertisseur sonore enclenché), les automobilistes doivent dégager la chaussée et leur céder le passage.
En Espagne, la règle est quelque peu la même. Chez nos voisins ibériques aussi, ces véhicules ont la priorité de passage. Cela dit, depuis le 1er octobre, les automobilistes espagnols doivent impérativement suivre une procédure dans ce cas de figure.
Former une voie de sécurité sur les autoroutes et voies rapides
La réforme de la Direction Générale du Trafic (DGT) espagnole a proposé le décret 518/2026 qui a ensuite été approuvé. Il stipule que les automobilistes qui circulent sur autoroutes et voies rapides doivent permettre la formation d’une voie d’urgence en cas d’embouteillage, de circulation à l’allure piétonne et quand les véhicules sont à l’arrêt, indique le site El Confidential Digital.
L’article 32 du Règlement général de la circulation prévoit deux manières de procéder selon le nombre de voies disponibles. La première concerne les autoroutes et voies rapides à deux voies. Tous les véhicules situés sur la voie de gauche doivent se déporter vers la gauche. Et tous les véhicules situés sur la voie de droite doivent se serrer le plus possible vers le bord droit de la chaussée, détaille encore le média espagnol. Ainsi, un espace central est créé pour les véhicules prioritaires.
La deuxième manière de procéder concerne les routes comportant trois files ou plus par sens. Le principe est le même et le couloir d’urgence se forme cette fois-ci entre les deux files situées le plus à gauche.
Une amende de 200 euros
Sur le papier, cette nouvelle règle est claire mais pas si simple à mettre en place. D’ailleurs, un policier affirme que les automobilistes ne sont même pas au courant de cette nouvelle mesure.
« Pour l'instant, nous ne verbalisons pas sur la route, mais la réalité est que personne, absolument personne, ne respecte la règle [...] Les gens n'ont pas la moindre idée de ce qu'il faut faire », déplore-t-il.
Il reproche au gouvernement de ne pas avoir suffisamment communiqué avant la mise en place de la mesure. Une information a notamment été publiée la veille de son entrée en vigueur. Pourtant, les automobilistes feraient mieux de se mettre à la page car ils risquent 200 euros d’amende (mais aucune perte de points) s’ils ne forment pas de voie de sécurité.
Actuellement, en France, il n’existe aucune règle similaire imposant de former un couloir de sécurité.
