Dans les pas de... Lola à Aberdeen

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Il y a deux semaines, « Dans les pas de… » vous emmenait à New York, mais aujourd’hui, direction l'Écosse et l’une de ses villes portuaires et les plus accueillantes : Aberdeen !

Crédit photo : Lola

FICHE : Lola, 22 ans étudiante en diététique à Aberdeen en Ecosse

Après un an en tant que fille au pair aux États-Unis, Lola décide de reprendre ses études à Aberdeen en Ecosse pour quatre années.

Les préparatifs :

“Je suis partie un an en tant qu’e fille au pair aux États-Unis. Puis j’ai appris qu’il était possible de faire ses études gratuitement en Ecosse. En effet, grâce au programme SAAS qui a pour but de favoriser l’arrivée d’étudiants étrangers au sein des universités écossaises. Pour cela, Il faut être citoyen de l’Union Européenne. Puis le programme donne une bourse qui couvre l’intégralité des frais d’inscription, d’environ 2000£.

Quand j’ai su que ce programme existait, j’étais à une semaine des rendus des dossiers, (fin janvier), cependant étant étrangère, l’organisme donne plus de liberté, comprenant qu’il peut être plus difficile à remplir. Je devais joindre une lettre de recommandation de l’un de mes professeurs. Le seul qui pouvait le faire, était celui que j’avais eu la même année quand j’étudiais à Columbia. Les démarches pour l’obtenir ont presque durée un mois. Mais fin Février, j’ai pu envoyer mon dossier complet.

Dans notre dossier nous pouvions faire cinq demandes, j’ai demandé que du paramédicale. En Avril, je commençais à avoir des réponses, positives et négatives. Et parfois des réponses positives conditionnelles, à la condition de réussir un test de langue, que j’ai réussi, et j’ai donc pu intégrer l’université que je souhaitais.

Toutes ces démarches sont très longues, j’ai eu ma réponse définitive mi-août.

Après il m’a fallu trouver un logement. Mes connaissances qui avaient auparavant effectué leurs études au Royaume Unie m’ont toutes recommandé de m’installer en résidence étudiante : “en première année, même si le logement coûte cher, il n’y a pas de meilleur moyen pour rencontrer des gens.” Et puis pour moi c’était plus facile et plus sécurisant. Comme les résidences sont différentes qu’en France, il y a beaucoup moins de difficulté pour trouver des places.

Je me suis donc lancé dans un bachelor (ndlr. équivalent d’une licence) en quatre ans en diététique à Aberdeen.”

Crédit photo : Lola

L’arrivée :

“Je suis arrivé durant les semaines d’intégration, deux semaines avant le début des cours. À ce moment-là tout le monde s’installe, et des événements, soirées, sont organisés un peu partout pour faciliter les rencontres à la fois avec des personnes de sa classe, mais aussi d’autres classes, ce qui est assez intéressant.

Puis plus tard, j’ai donc dû aussi réfléchir à comment financer mes études. Aujourd’hui, je travaille pour ma résidence étudiante, ce qui me permet de réduire un peu le coût de mon loyer. Pour cela j’organise deux fois par mois des événements pour faciliter les rencontres. Et maintenant, je passe garde de nuit, deux fois par semaine. Mon rôle sera soit d’aider les personnes alcoolisées, de gérer le bruit, ou d’ouvrir à des personnes qui n’ont pas leurs clefs et qui sont enfermées dehors.”

La langue :

“Pour la langue, je n’ai pas eu de grosse difficulté, à part l’accent. Après mon année aux États-Unis, les personnes se posaient des questions sur mes origines. Si j’étais allemande, française, australienne, ou encore canadienne. Mon accent était devenu un grand mélange d’un peu tout.

Et puis au delà de mon accent, il y a l’accent de l’Ecosse, et à ce moment là je me dis chanceuse de ne pas avoir été à Glasgow, qui a un accent très prononcé. Mais le fait de rester avec des personnes de différents accents permet très vite de s’habituer en général.”

L’anecdote :

“La première semaine, avec une amie écossaise, nous rencontrons des garçons, dont un venant de Glasgow. Ils conversent tous ensemble, moi j’essayais juste de comprendre et suivre. Et un mot revient régulièrement que j’associe à a kettle (une bouilloire) et cela faisait plus de 20 minutes, et je ne comprenais pas la conversation. Et finalement, il s’avérait que c’était la manière de dire une fille. Du coup, ce que j’avais tenté de comprendre n’avait plus aucun sens.

Et il y a plusieurs choses comme ça, dues aux expressions différentes. Par exemple si quelqu’un dit 'my bird', nous comprenons, mon oiseau, et en faite, c’est la manière de dire 'ma meuf' en Ecosse.”

Crédit photo : Lola

LES + ET LES - DU VOYAGE DE LOLA À ABERDEEN :

(+)

> Après New York, c’est bien plus proche de chez moi et de ma famille.

> La gratuité des études

> Des vols réguliers Paris Aberdeen

> La vie estudiantine, l’université encourage les rencontres, entre autres les mercredis après_midi sont dédiés aux activités, plus sur le social.

> La relation avec les professeurs : utilisation du tutoiement et appeler par leur prénom

(-)

> La température et surtout le froid. Même si Aberdeen est au bord de la mer, c’est sur la cote Nord Est du Royaume-Uni.

> les vols directs en France sont chers, car Aberdeen est une petite ville malgré tout.

Crédit photo : Lola

Crédit photo : Lola

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