L’écologiste américain Paul Rosolie révèle la question déchirante posée par une tribu amazonienne extrêmement isolée.
Fin janvier, nous vous racontions l’exploit du naturaliste et aventurier américain Paul Rosolie.
Cet écologiste a passé vingt ans à explorer l’Amazonie dans l’espoir de rencontrer des tribus coupées du monde. Il a finalement réalisé son rêve.
Crédit Photo : capture d'écran / YouTube
Une première mondiale
Ce défenseur de l’environnement a réussi à photographier des membres d’une tribu amazonienne extrêmement isolée. Baptisé les Nomoles ou Mashco Piro, ce peuple d’autochtones a autorisé Paul Rosolie à entrer sur son territoire.
« C’est une première mondiale. Personne n’avait jamais fait ça auparavant », a indiqué le spécialiste dans une interview.
Crédit Photo : YouTube/ Dairy Of A CEO
Sur ces images, on voit des membres de la tribu sur une plage. Ceux-ci observent en direction de Paul Rosolie et de son équipe. Si les autochtones sont armés de leur arcs, ils ne semblent pas vouloir les utiliser contre les visiteurs.
Alors que la tension est palpable, celle-ci retombe lorsque le groupe réalise que le chercheur ne lui veut aucun mal.
« Ce sont des guerriers (…) ils avaient l’air prêts à en découdre. Et soudain, ils sont là, détendus et souriants », a déclaré le spécialiste.
Une tribu isolée en danger
Lors de son passage sur le podcast Diary Of A CEO de Steven Bartlett, Paul Rosolie a fait une révélation bouleversante. D’abord, il explique que la tribu aurait fait pas un vers lui « pour savoir qui était l’ennemi ».
Selon ses dires, ce peuple a récemment traversé une période de conflit, car il était « chassé par des trafiquants de drogue, des mineurs et des bûcherons ». Les membres lui auraient alors posé plusieurs questions et réclamé des vivres.
« Ce jour-là, ils ont dit : ''Donnez-nous de la nourriture, s'il vous plaît. Donnez-nous de la corde, s'il vous plaît'' », se souvient l’aventurier.
Crédit Photo : YouTube/ Dairy Of A CEO
Dans la foulée, ils auraient souhaité savoir « comment distinguer les méchants des gentils ? ». Ce à quoi l’explorateur a répondu : « Que voulez-vous dire ? Qui sont les méchants ? ». À cette question, Les Nomoles auraient répondu : « Ceux qui nous tirent dessus». Ils auraient supplié leur interlocuteur « d’arrêter de couper les arbres » car ils représentent leurs dieux. Pour eux, tous les étrangers sont une menace potentielle.
Crédit Photo : YouTube/ Dairy Of A CEO
Selon les chercheurs, il existe encore près de 200 groupes comme les Nomoles. La plupart réside au cœur de la forêt amazonienne, au Brésil et au Pérou.
Ces tribus sont menacées par la déforestation. Résultat : ils sont contraints de s’aventurer dans « le monde extérieur » pour chercher de la nourriture, ce qui pourrait les exposer à des microbes inconnus et mettre leur vie en danger.
