Il y a cinq ans, une chienne a été retrouvée vivante dans une poubelle par des éboueurs en Espagne.
La boule de poils y avait été jetée par son propriétaire. Ce n’est que cet été que l’homme a été définitivement condamné. Malgré tout, il sera autorisé à prendre un animal de compagnie plus tôt que prévu.
Il jette sa chienne malade dans une poubelle
Cette histoire remonte au 12 mars 2021 à Pollença, à Majorque. Ce jour-là, un riverain n’a pas hésité à se débarrasser d’Avispado, sa chienne de race setter anglais, dans un conteneur à ordures, rapporte experto animal sur El Periodico.
Le lendemain, des employés chargés de la collecte des déchets ont entendu des gémissements. Ils ont alors découvert la chienne encore en vie à l’intérieur. Elle a alors été secourue par une association.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’animal était en piteux état. Selon les vétérinaires, qui l’ont examinée, elle était dénutrie et souffrait d’une atrophie musculaire.
Ce n’est pas tout. Avispado avait également des problèmes importants à un œil, ce qui lui a fait perdre la vision. Enfin, cette dernière était atteinte de leishmaniose depuis 2018, une maladie parasitaire qui n’a pas de traitement de curatif, mais qui peut être prise en charge par des soins.
Condamné à 6 mois de prison
D’après nos confrères, le maître du setter anglais a été jugé en avril 2025. À la barre, l’accusé a raconté sa version des faits.
Selon ses dires, il a retrouvé sa chienne « froide et congelée » chez lui en rentrant du travail. Alors qu’il la croyait morte, il l’a placée dans un sac avant de la déposer dans le conteneur.
Face au juge, le mis en cause a assuré qu’il était très attaché à elle. Il a notamment ajouté qu’il lui avait donné un traitement contre sa maladie, qui lui aurait coûté environ 400 euros.
En septembre 2025, le tribunal de Palma l’a reconnu coupable de maltraitance animale et condamné à six mois de prison, 1 800 euros d’amende et trois ans d’interdiction de détenir des animaux. L’homme a ensuite fait appel de cette décision.
Il pourra de nouveau posséder des animaux
En juillet 2026, le propriétaire d’Avispado a une nouvelle fois nié les faits qui lui étaient reprochés. Ce dernier a en effet maintenu sa version, répétant qu’il était persuadé que la chienne était morte.
Mais ses justifications n’ont pas suffi à convaincre. Et pour cause : selon le jugement, il était conscient de l’état critique de la chienne et du risque qu’elle meure sans soins vétérinaires.
Au cours de la procédure, il a versé 1 100 euros pour contribuer aux frais vétérinaires de l’animal, dans l’espoir d’échapper à la prison. La Cour provinciale des îles Baléares a partiellement fait droit à son appel.
Elle a maintenu les six mois de prison pour maltraitance animale, mais a toutefois annulé la condamnation distincte pour abandon, estimant que ce comportement était compris dans le délit de maltraitance animale.
Son interdiction de détenir des animaux a également été réduite de trois à deux ans. De son côté, la chienne a été retirée de son maître et confiée à une association de protection animale.
