L214 est une association de défense des animaux qui mène régulièrement des enquêtes afin de contrôler les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux en France. L’association dénonce souvent les mauvais traitements qui sont infligés aux bêtes, partage des vidéos choc, sensibilise le public et porte plainte.
Crédit photo : @L214 / X
Les conditions d’élevage sont souvent pointées du doigt, comme lorsque L214 a dénoncé l’enfer des “vaches à hublot” dans un élevage expérimental dans la Sarthe. C’est aussi le cas des abattoirs. Il y a quelques mois, l’association a dévoilé des horreurs dans un abattoir en Martinique, où des vaches étaient découpées vivantes.
Des animaux découpés vivants
Un nouvel abattoir est la cible de L214. Il s’agit de La Catalane d’abattage, à Perpignan. L214 a mené une enquête entre mai et juillet 2026 dans cet établissement après avoir reçu un signalement.
Après son passage, l’association a porté plainte contre l’abattoir pour “actes de cruauté”, dénonçant des “mauvais traitements” envers les animaux et des sévices graves. L214 affirme détenir des vidéos choc où l’on voit des animaux découpés encore vivants. Les vaches sont égorgées sans étourdissement et les cochons sont frappés à coups de poing.
“Pas de scandale” à l'abatt0ir de Perpignan..?!
— L214 éthique & animaux (@L214) August 27, 2026
Animaux qui tentent de fuir, violemment frap*pés à coups de poing, balancés par les pattes, découpés encore en vie… C’est le chaos total ! 🤯
"Il n'y a pas de scandale des abatt0irs" et “les inspecteurs ne trouveront rien du tout… pic.twitter.com/Pc3Lwk0N88
L214 a partagé une partie de son enquête dans une vidéo publiée sur X mais, pour ne pas être censurées par le réseau social, seules les images “les moins difficiles” ont été diffusées. Si vous voulez voir l’enquête complète, rendez-vous sur le site internet de L214.
“La plainte révèle que les animaux, à cause de ces infractions, connaissent une mort d’une extrême violence : ils paniquent et tentent de fuir, reçoivent des coups sans interruption, se débattent, relèvent la tête en montrant des signes de conscience, agonisent de longs moments, et sont découpés vivants et souvent conscients”, affirme L214 dans sa plainte.
Une inspection complète
En plus des mauvaises conditions de traitement des animaux, L214 a identifié des infractions qui relèvent de la conception même de l’abattoir.
“L’immobilisation des animaux n’est pas suffisante. On voit des animaux qui arrivent à se dégager des pièges et à courir dans l’abattoir, ce qui amène à des situations complètement chaotiques : ils sont saignés au sol. Pourtant, cet abattoir n’est pas une vieille structure en fin de vie. Il a été construit en 2015”, souligne Sébastien Arsac, directeur des enquêtes.
Suite à cette plainte, une inspection complète a été demandée par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le personnel directement mis en cause dans les faits présentés a été mis à pied, le temps que l’enquête soit menée. Une décision insuffisante pour L214, qui demande la fermeture de l’abattoir.
