En Turquie, une jument de course blessée a été transformée illégalement en viande pour une soupe populaire.
L’horreur.
Smart Latch, une jument de course anglaise victime d’une blessure, était censée passer sa retraite dans un centre équestre, mais elle a connu un destin funeste à la place.
La soupe populaire tourne au scandale
En février, une soupe populaire municipale organisée à Mersin, dans le sud de la Turquie, a tourné au vinaigre.
Et pour cause : l’un des convives a trouvé « quelque chose » dans son assiette de kavurma , un plat traditionnel à base de bœuf ou d’agneau frit, rapportent plusieurs médias locaux.
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À la suite de cette découverte, le mets a été examiné par les enquêteurs du ministère de l’Agriculture. Résultat : une puce appartenant à un cheval de course nommé Smart Latch a été identifiée.
Âgée de quatre ans, cette pur-sang était connue pour avoir remporté plusieurs courses à l’hippodrome de la ville voisine d’Adana, précise Le Parisien.
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Le 12 mars, le ministère a ajouté le « kavurma » de la soupe populaire de Mersin à la liste des « produits non sûrs » après avoir révélé qu’il contenait de la viande d’un animal à sabot unique : cheval, âne ou mulet.
Du centre équestre… à l’abattoir
De son côté, Suat Topcu, le propriétaire de la jument, a confié l’agence privée turque DHA qu’il était bouleversé.
Smart Latch a débuté sa carrière en 2024, mais une récente blessure à la jambe l’a contrainte à se retirer.

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Son maître avait prévu de la confier à un club d’équitation via un transporteur local qu’il connaissait. Il était loin de se douter de ce qui allait réellement arriver à son animal.
Selon les enquêteurs, la jument n’a pas été emmenée au club d’équitation. En réalité, elle a été conduite à l’abattoir.
Les policiers soupçonnent que sa viande a été frauduleusement étiquetée comme du « bœuf » avant d’être vendue à l’entreprise qui approvisionne Mersin. Les autorités locales ont assuré que la viande utilisée avait été achetée conformément à la réglementation en vigueur.
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À noter que Suat Topcu a été sanctionné d’une amende de 132 000 livres turques (environ 2 600 euros) de la part du ministère, pour ne pas avoir officiellement déclaré le don sa jument au centre équestre.
« L’amende n’est pas importante, ce qui compte, c’est de retrouver ceux qui ont commis cette cruauté », a-t-il déclaré.
