Hérault : pour éviter l'électrocution des grands oiseaux, des techniciens installent des protections sur les réseaux électriques

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Dans l’Hérault, des techniciens ont installé des protections sur les réseaux électriques pour éviter que les grands oiseaux ne s’électrocutent.

On n’y pense pas toujours, mais les lignes électriques sont une source de danger pour les oiseaux de grande envergure.

Crédit photo : iStock

Ces derniers peuvent atterrir sur les fils et s’électrocuter en recevant une décharge. Les grands oiseaux, comme les aigles et les cigognes, sont particulièrement touchés.

Des protections pour les oiseaux

Pour les aider, des protections sont mises en place dans l’Hérault, près du lac de Salagou. Des techniciens montent en haut des pylônes et installent des dispositifs pour éviter que les oiseaux ne s’électrocutent.

« Là, on pose des protections pour les rapaces, afin qu’ils ne soient que sur un seul potentiel. C’est-à-dire que s’ils déploient leurs ailes, cela permet qu’ils n’aillent pas toucher une masse sur les phases. On repère des zones où il y a des oiseaux de grande envergure et on fait ça pour les protéger », a expliqué Sébastien Gilles, chargé de travaux Enedis Béziers.

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Les techniciens installent des picots, en forme de tridents, sur les extrémités des poteaux, ainsi que des capots sur les lignes électriques. Ces derniers protègent les oiseaux quand ils décollent ou atterrissent sur un fil, pour éviter l’électrocution.

Protéger les aigles et les cigognes

L’aigle de Bonelli est une espèce souvent victime des électrocutions. En 2022, on estime que 44 couples d’aigles de Bonelli vivaient dans le pays, dont 8 dans l’Hérault. Malheureusement, la première cause de mortalité de cette espèce très rare reste l’électrocution.

« Aujourd’hui, ce sont plutôt les jeunes qui s’électrocutent. Ce sont des oiseaux qui découvrent de nouveaux territoires et qui n’ont pas encore la connaissance de ces poteaux. Et la problématique de ce rapace, c’est qu’il chasse beaucoup à l’affût, donc il va avoir tendance à se poser dans des milieux souvent ouverts et à être attiré par ces poteaux, ce qui augmente énormément le risque », a expliqué Olivier Scher, responsable projet faune.

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Pour assurer la survie des grands oiseaux, d’autres protections vont être installées dans les secteurs de la région d’ici les prochaines semaines.

Source : France 3
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