Passionnée par les renards, cette jeune femme accueille chez elle ceux qui sont abandonnés par leurs mères

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À la maison, certains ont des chiens, des chats, des poissons… quand d’autres ont des renards ! C’est le cas d’Alexandra Szigetvari, une jeune hongroise de 23 ans résidant à Eger, qui a recueilli chez elle deux renardeaux pour les élever. Mais domestiquer des animaux sauvages n’est pas de tout repos et requiert une patience à toute épreuve.

@instagram.com/szaandyy

Tout commence en avril 2014, lors d’une balade en forêt avec son mari. La jolie blonde tombe nez à nez avec un bébé renard allongé dans les feuilles. Sachant qu’il est mauvais de toucher un jeune animal au risque de lui laisser une odeur qui repoussera sa mère à son retour, le premier réflexe d’Alexandra est de ne pas trop s’approcher de lui. Ainsi, le couple décide de rebrousser chemin en se disant que sa maman renard reviendrait chercher son petit. Seulement, sur le trajet du retour, les deux amoureux repassent par le lieu de la découverte et s’aperçoivent que le bébé n’a pas bougé de place.

Convaincue que sa mère l’a abandonné, elle décide de prendre le renardeau pour le mettre au chaud, chez elle. Après avoir consulté un vétérinaire et fait des recherches sur Internet, Alexandra apprend qu’à cet âge, le renardeau, dorénavant nommé Roki, doit être nourri toutes trois heures. Une règle à laquelle elle se pliera. Mieux encore, face au comportement sauvage de l’animal, le couple prend la décision d’aménager la terrasse de la maison afin de recréer le milieu naturel du renard, notamment avec de la terre et de la végétation. Il peut aussi profiter du grand jardin. De plus, pour répondre à la réglementation imposée par le gouvernement hongrois en matière d’animaux sauvages, elle clôture son jardin. À partir de là, « ce fut le coup de foudre » raconte Alexandra. Mais six mois plus tard, Roki se sauve et retourne en forêt…

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Cette première rencontre avec un renard, bien que terminée de façon prématurée, va changer sa vie. Le départ et l’absence de Roki, auquel la jeune femme s’était attachée, lui brise le cœur. C’est à ce moment-là qu’elle s’est aperçue avoir une passion pour les renards. Quelques jours à peine après le départ de Roki, Alexandra et son mari décident de contacter des associations d’aide aux animaux, et plus particulièrement ceux qui viennent en aide aux renards. Ainsi, au printemps dernier, ils renouvellent l’expérience en accueillant chez eux Myra, une femelle grise et Rusty, un mâle roux. Nés à une semaine d’écart et tous les deux abandonnés par leurs mères, les deux bébés ont été adoptés par le couple.


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Aujourd’hui les deux nouveaux colocataires ont bien grandi et sont passés d’une alimentation au biberon à celle de renards adultes (viande, fruits et légumes crus). Pour ce qui est de leur éducation, Alexandra tient à rappeler qu’il s’agit avant tout d’animaux sauvages qui « aiment voler des choses, mâcher, creuser, gratter. Ils sont leurs propres maîtres. » Selon elle, la solution est de « les accepter tels qu’ils sont et de ne pas vouloir changer quoi que ce soit chez eux. »

D’un point de vue de la sécurité, malgré leur instinct, les renards ne sont pas dangereux pour l’Homme. Cependant, il y a quand même certaines choses à savoir, comme l’explique la sage-femme : « Ils vous mordent de nombreuses fois si vous vous y prenez mal. Mais ils se signalent toujours avant d'attaquer. Donc il faut bien connaître votre renard(e) et être patient avec lui ou elle. » Et elle d’ajouter : « Je pense que la clé, c'est la patience. Nous devons nous contenter de ce qu'ils nous donnent et ne jamais les forcer à faire quelque chose. Ils ne sont pas ouverts. Il faut essayer de comprendre leur langage corporel et leurs sons. » Des connaissances et un savoir-faire qui viennent avec le temps, mais qui sont primordiales pour que la cohabitation soit durable et basé sur un respect mutuel.

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Cependant, malgré l’amour inconditionnel qu’Alexandra porte à Myra et Rusty, elle est consciente qu’il n’y a pas que des côtés positifs à partager sa maison avec ces animaux sauvages : « Quand quelqu'un qui veut adopter un renard me contacte, en général, je lui déconseille au premier abord. Parce que si l'on veut vraiment adopter un renard, il est important de savoir à quoi s'attendre, et de ne pas être surpris plus tard. » Par exemple, pour les renards, la notion d’espace est une condition sine qua non à leur bonne adaptation dans votre foyer. De plus, tout comme leur fort caractère, vous devrez vous adapter à leur odeur qui peut s’avérer être « vrai problème ». Sachez aussi que même stérilisés pour limiter les secrétions d'hormones à l'âge adulte, ils se chamaillent fréquemment entre eux.


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Ceci étant dit, difficile de résister au charme immense de ces magnifiques boules de poils ! Les renards sont certes sauvages, mais en les côtoyant chaque jour, Alexandra Szigetvari parvient à partager avec des moments de complicité chaleureux et uniques. Ça donne envie, non ?
Un perroquet géant, qui mesurait 1m de long, vivait en Nouvelle-Zélande il y a 19 millions d'années
Source : HEOL
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