La ville de San Francisco interdit la vente d'animaux non-issus de l'adoption dans les animaleries... La fin des « usines à chiots » ?

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C'est une idée radicale… mais qui a le mérite d'être efficace pour résoudre le problème des animaux sans propriétaires, qui sont de plus en plus nombreux dans les refuges : Aux États-Unis, la ville de San Francisco vient tout simplement d'interdire la vente de chiens et de chats dans les animaleries — si ces derniers ne sont pas issus de l'adoption.


Mardi dernier, les élus de San Francisco ont voté, à l'unanimité, l'interdiction totale de vendre des animaux non obtenus auprès d'une organisation de sauvetage d'animaux ou d'un refuge.

La mesure vise directement les "puppy mills", ces fermes-usines d'animaux de compagnie qui produisent à la chaîne des animaux, alors même que des milliers d'autres bêtes attendent d'être adoptées.

Ce sont généralement ces "usines à chiots" qui fournissent en masse les animaleries, et les conditions de vie y sont très souvent déplorables, faisant passer la rentabilité au premier plan, au mépris de la santé et du bien-être des animaux. Les éleveurs particuliers et sous licence, qui élèvent des animaux de manière respectueuse dans le but de produire certaines races, ne sont évidemment pas concernés.

En revanche, le nouvel amendement rend également illégal la vente de chiots et de chatons âgés de moins de 8 semaines

Autant dire que les défenseurs des animaux ont de quoi sabrer le champagne !

"La ville a reconnu que les animaux ne sont pas des marchandises, s’est félicitée Mimi Bekhechi, militante de l’association Peta auprès du journal britannique The Independent. La cupidité des magasins d'animaux alimente l'industrie cruelle de l'élevage commercial qui maintient des chiennes et des chattes prisonnières à l'intérieur de cages sales et dont la seule vocation est de jeter des portées de chiots et de chatons qui leur sont retirés et transportés à des centaines de kilomètres", a-t-elle poursuivi.

La ville a également annoncé que, durant tout le mois, les chiens de type pit-bulls, qui souffrent généralement des préjugés, seraient gratuits à l'adoption.
Crédit photo : locked kennel dogs abandoned, sadness — Shutterstock


Le but principal est, avant tout, de "stopper les pratiques inhumaines de l'élevage à grande échelle, qui fournissent des animaux aux animaleries et aux commerces en ligne", a témoigné Katy Tang, élue de la ville qui est à l'origine de ce projet.


Ce nouvel amendement présage certainement une nouvelle tendance, et on espère que ce genre de mesure va se propager jusqu'à lancer une interdiction globale de certaines pratiques inhumaines concernant l'élevage des animaux !

Cette mesure n'est pas un cas isolé, mais témoigne en fait d'une tendance globale fort encourageante : Avant San Francisco, d’autres villes américaines comme Los Angeles, San Diego ou encore Chicago ou pris des dispositions dans le but d'assurer aux animaux de compagnie des conditions de vie décentes. 
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