Pour Brigitte Bardot, le débat sur le harcèlement des jeunes actrices est « ridicule et sans intérêt »

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Brigitte Bardot a décidé de se lancer dans le grand débat sur la libération de la parole des femmes, né dans le sillage de l'affaire Weinstein. L'ancienne star du cinéma, sex-symbol de toute une génération, a voulu prendre position, et s'en est prise aux jeunes actrices qui dénoncent le harcèlement sexuel dont elles sont victimes, les qualifiant « d'allumeuses ». Jugeant le débat « ridicule et sans intérêt », elle a confié que, du temps de sa jeunesse, elle trouvait « charmant qu'on lui dise qu'elle était belle ou qu'elle avait un joli petit cul ».

« Ce genre de compliment est agréable », a-t-elle surenchéri, provoquant un véritable tollé parmi les militants anti-harcèlement.

C'est dans les colonnes de Paris Match que Brigitte Bardot, sex-symbol des années cinquante reconvertie dans la lutte pour la cause animale, a profité d'une interview pour confier au magazine sa vision très personnelle du harcèlement dans le monde du cinéma.

Brigitte Bardot, qui fut pourtant une figure emblématique de la sensualité, de l'érotisme et de la libération de la nudité féminine au cinéma, estime n'avoir « jamais été victime d'un harcèlement sexuel » tout au long de sa carrière. « Et je trouvais charmant qu'on me dise que j'étais belle ou que j'avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. »

Et l'ancienne star, aujourd'hui âgée de 83 ans, de s'en prendre aux jeunes actrices qui décident d'élever leurs voix contre le harcèlement sexuel, suggérant qu'à son époque, on n'en faisait pas tout un plat.

« Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c'est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt », juge-t-elle. « Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés ».

Selon elle, ces « petites jeunes » chercheraient avant tout à faire parler d'elles, après avoir (cela va de soi) pris soin d'aguicher les producteurs pour décrocher des rôles. « Il y a beaucoup d'actrices qui font les allumeuses avec les producteurs pour décrocher un rôle. Ensuite, pour qu'on parle d'elles, elles viennent raconter qu'elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit »

Brigitte Bardot fut, jadis, un emblème de l'émancipation des femmes et de la liberté sexuelle. On essayera, tant bien que mal, de conserver ce souvenir plus positif d'elle — et, ce faisant, on tâchera de lui trouver des excuses en invoquant le fait que les temps changent, que l'actrice appartient à une autre génération, et qu'elle est simplement déconnectée de quelques décennies par rapport aux combats actuels.

En attendant, sur Twitter, ses déclarations provoquent déjà une avalanche de réactions…

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