Algérie : Abdelaziz Bouteflika promet de nouvelles élections sans sa candidature, s'il remporte la présidentielle

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a confirmé sa candidature pour un nouveau mandat et a assuré qu’il ne se représentera pas dans la foulée, en promettant un présidentielle anticipée. Explications.

La situation demeure toujours confuse en Algérie où l’annonce de la nouvelle candidature d’Abdelaziz Bouteflika n’a pas été du goût de tous, entraînant plusieurs manifestations dont l’une a rassemblé des dizaines de milliers de personnes, vendredi dernier, dans les rues d’Alger.

Une contestation sans précédent envers le président en poste âgé de 82 ans, lequel est aujourd’hui très affaibli par des problèmes de santé directement liés aux séquelles d’un accident vasculaire cérébrale (AVC), dont il a été victime en 2013.

Cela fait d’ailleurs plus d’une semaine qu’il est hospitalisé à Genève (Suisse), sans que l’on sache véritablement si son état de santé s’avère compatible avec l’exercice du pouvoir. En dépit de la situation, son dossier de candidature a pourtant été déposé officiellement par son directeur de campagne Abdelghani Zaalane.

« Je m'engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession »

C’est dans ce contexte pour le moins tendu que l’intéressé s’est finalement adressé au peuple, promettant à ce dernier une transition politique dans un futur proche.

Dans un courrier lu par la télévision nationale ce dimanche, celui qui règne sur le pays depuis maintenant 20 ans s’est ainsi engagé à ne pas aller au bout de son cinquième mandat, si d’aventure il était élu lors du scrutin du 18 mars. Une élection anticipée, dont la date n’a pas encore été déterminée, serait alors organisée à l'issue d'une « conférence nationale ».

« Si le peuple algérien me renouvelle sa confiance, je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien l'engagement d'organiser une élection présidentielle anticipée », affirme ainsi Abdelaziz Bouteflika dans sa lettre.

« Je m'engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence », ajoute-t-il, assurant avoir « écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui (l)’ont interpellé sur l'avenir de (la) patrie ».

« Ils ont exprimé une inquiétude compréhensible face aux incertitudes qui les animent. J'ai le devoir et la volonté d'apaiser les cœurs et les esprits de mes compatriotes », conclut-il.

Pour rappel, depuis le 10 février dernier - date à laquelle le FLN (Front de libération nationale) a annoncé que le président sortant briguait un nouveau mandat -, plusieurs manifestations hostiles à cette candidature ont été observées dans le pays.

Une contestation qui s’est même étendue à la France, comme en témoigne cette manifestation organisée dimanche 3 mars par des membres de la diaspora algérienne, Place de la République à Paris. Une mobilisation qui a rassemblé environ 6 000 personnes venues apporter leur soutien au peuple algérien, dans sa volonté de changement.

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Source : Huff Post
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