Alors que le monde entier a les yeux rivés sur le Texas, les inondations au Bangladesh, en Inde et au Népal ont tué 1200 personnes et en ont touché 16 millions

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Tandis qu'aux États-Unis, la tempête Harvey a tué au moins 14 personnes et que les autorités de Houston espèrent voir bientôt les pluies faiblir, l'Asie du sud-ouest est en train de vivre l'un des pires désastres climatiques depuis de nombreuses années. Après des pluies de mousson particulièrement fortes, de catastrophiques inondations ont frappé l'Inde, le Bangladesh, et le Népal, laissant des milliers de communes coupées du monde, privant depuis plusieurs jours leurs habitants d'eau courante et de nourriture.

Au moins 1 200 personnes ont été tuées, selon les premières estimations des agences d'aide internationnale, et plusieurs millions d'habitants sont actuellement sans abri. Au total, plus de 16 millions de personnes sont affectées par la catastrophe sur l'ensemble de ces trois pays.

Un marché innondé dans l'Uttar Pradesh, au nord de l'Inde, un peu plus tôt dans le mois / Shutterstock

Les habitants de la région sont habitués aux périodes de fortes pluies qui, pendant la saison humide (de juin à septembre) peuvent régulièrement causer des inondations. Ces pluies de mousson sont un phénomène saisonnier normal tout autour du golfe du Bengale. En revanche, selon les autorités concernées,  c'est l'intensité inhabituelle de ces pluies qui est en train de causer une grave catastrophe humanitaire.

Dans l'État indien du Bihar, situé à l'est du pays, la barre des 500 victimes a été dépassée. Le Bihar, l'une des régions les plus pauvres du pays, reste également l'une des zones les plus touchées. La population s'appuie en grande majorité sur l'agriculture pour vivre, et les récoltes de l'année ont été gravement compromises à cause des inondations, ce qui laisse en conséquence de présager une grave crise alimentaire dans le futur.

La montée des eaux affecte actuellement plus de 17 millions de personnes dans le reste du pays. Les camps d'hébergement provisoire des personnes dont le logement a été détruit sont déjà saturés. À Bombay, tous les transports sont paralysés et certaines zones ont dû être totalement évacuées, tandis que dans l'Uttar Pradresh (nord), plus de 100 morts sont à déplorer. Les autorités prévoient encore des pluies torrentielles pendant les 24 prochaines heures, et ont intimé à la population de ne pas sortir dehors.

Dans le Bangladesh voisin, 134 décès ont été officiellement confirmés, mais ce bilan pourrait s'alourdir très rapidement : plus d'un tiers du pays a été totalement submergé par les eaux. Si le nombre exact des victimes humaines demeure pour l'instant incertain, plus de 600 000 hectares de terres agricoles ont été gravement endommagés et plus de 10 000 hectares ont été complètement détruits. Une nouvelle très inquétante pour les bengalis, dont la majeure partie de l'économie s'appuie sur l'agriculture.

En avril, plus d'un million de tonnes de riz avait déjà été perdu par le pays à cause d'une inondation-éclair. Le cumul de ces deux catastrophes risque de provoquer une grave crise pour ce pays, très dépendant de la production agricole. Plus de 7 millions de personnes seraient touchées, selon la Croix Rouge.

Enfin, au Népal, 150 personnes ont été tuées selon les premiers chiffres, et 90 000 foyers se sont retrouvés détruits. Les Nations Unies parlent de la catastrophe comme étant les «pires inondations» ayant eu lieu dans ce pays depuis plus d'une décennie. 1,4 million de personnes auraient été affectées par la catastrophe.

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