Antarctique : le plus gros iceberg du monde s'est détaché de la banquise

699partages

Ce jeudi 20 mai, un iceberg s’est détaché de la banquise Ronne en Antarctique. Sa superficie de 4 320 km2 fait de lui le plus gros iceberg du monde. Il flotte dorénavant dans la mer Weddel.

Jeudi 20 mai, l’Agence spatiale européenne a annoncé qu’un énorme iceberg s’était détaché de la banquise Ronne, en Antarctique. Il avait commencé à se détacher le 13 mai dernier, et sa chute était imminente.

Grâce à des images prises par le satellite de Copernicus, le programme européen d’observation de la Terre, on peut voir la taille impressionnante de l’iceberg.

L’iceberg le plus grand du monde en Antarctique

Crédit photo : Handout / AFP

Cet iceberg est le plus grand du monde puisqu’il mesure 170 km de long sur 25 km de large, et sa superficie est de 4 320 km2. Ainsi, sa taille est équivalente à la moitié de la Corse et est plus grande que celle de Majorque. Le dernier iceberg qui détenait ce record de taille mesurait 3 380 km2.

L’iceberg a été baptisé A-76. Les noms de iceberg commencent par une lettre, qui désigne la partie de l’Antarctique à laquelle ils étaient accrochés, qui est suivie d’un numéro. Dorénavant, cet iceberg flotte à la dérive dans la mer de Weddel.

Les icebergs, une conséquence du réchauffement climatique

En février dernier, un autre iceberg de 1 270 km2 s’est détaché au même endroit. En novembre 2020, un autre s’était également formé et approché d’une île où vivaient des colonies de manchots et de phoques. Heureusement, il n’a finalement pas heurté cette île et n’a pas blessé les animaux.

Cet iceberg provenait de la plateforme de glace nommée Larsen C, qui s’était déjà fissurée en 1995 et 2002.

Crédit photo : Olga Gavrilova / Shutterstock

La formation des icebergs est un phénomène naturel, mais le réchauffement climatique accélère le processus. En effet, la température de la Terre a augmenté de 1 degré à cause des émissions de gaz à effet de serre, et l’Antarctique se réchauffe deux fois plus vite. Cependant, l’iceberg A-76 et ses prédécesseurs étaient attendus.

« Ces icebergs font partie du cycle naturel des banquises, dont aucun morceau imposant ne s’était détaché depuis des dizaines d’années. Il est important de surveiller la fréquence de formation d’iceberg, mais ceux-là étaient attendus », a affirmé Laura Gerrish, chercheuse au British Antarctic Survey, un organisme de recherche sur les zones polaires.

De plus, le détachement de cet iceberg ne devrait pas avoir de conséquence sur le niveau de la mer, car la banquise à laquelle il était accroché flottait déjà.

Source : L'Obs