En Antarctique, un immense iceberg aussi grand que Paris s'est détaché de la banquise

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Vendredi 26 février, un iceberg grand comme les agglomérations de Paris et Londres s’est détaché de la banquise en Antarctique. Par précaution, la station britannique qui se trouvait à proximité avait été évacuée.

Vendredi matin, un immense iceberg s’est détaché de la banquise en Antarctique. Grand de 1270 kilomètres carrés, il fait la taille de Paris et Londres, et est épais de 150 mètres. Selon l’Agence spatiale européenne, un tel événement n’avait pas eu lieu sur cette banquise depuis 1971.

Un immense iceberg en Antarctique

Les chercheurs craignaient que ce phénomène ne se produise depuis une dizaine d’années. Ils avaient en effet repéré trois grosses fissures dans la glace. En janvier, la faille la plus importante augmentait d’un kilomètre par jour, et elle s’est élargie en quelques heures vendredi dernier, jusqu’à briser la banquise définitivement.

« Notre travail consiste maintenant à surveiller de près la situation et à évaluer tout impact potentiel de ce détachement sur le plateau de glace restant. Soit l’iceberg va s’éloigner, soit il va s’échouer et rester », a affirmé Jane Francis, directrice du British Antarctic Survey, qui surveille les zones polaires.

Crédit photo : British Antarctic Survey

Selon les scientifiques, cet iceberg ne serait pas une conséquence du réchauffement climatique, mais bien un événement naturel. Souvent, ces blocs de glace deviennent trop lourds, et finissent par se briser naturellement.

Iceberg en Antarctique : une station britannique évacuée

Mi-février, une station de recherche britannique située à moins de 20 kilomètres de l’iceberg a été évacuée, en prévision du détachement de l’iceberg. Ainsi, 12 personnes ont été mises en lieu sûr, et plus aucune vie humaine n’est menacée.

« Nos équipes sont préparées depuis des années à ce qu’un iceberg se détache de la plateforme de glace de Brunt », a déclaré Jane Francis. 

Crédit photo : British Antarctic Survey

L’évacuation de la station a pu être faite grâce à un réseau d’instruments GPS, qui servent à surveiller quotidiennement l’avancée des failles dans la banquise. La station avait déjà été évacuée en 2017 de plusieurs kilomètres, pour ne pas être impactée par les icebergs.

Source : 20 Minutes