Après le confinement, Grenoble compte laisser pousser les espaces verts dans la ville

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La ville de Grenoble a connu un tout autre visage durant les deux mois de confinement. Les parcs et les jardins laissés à eux-mêmes avec l’absence des visiteurs sont devenus de très beaux espaces verts. Heureux, le maire de la ville veut préserver cet environnement verdoyant.

Durant le confinement, la nature avait repris ses droits dans beaucoup d’endroits en France comme Grenoble où les espaces verts ont connu une meilleure vie. Les parcs et jardins ont poussé, et donné une image rayonnante à la ville. Avec l’été qui se dessine, c’est tout simplement un beau cadre de vie qu’offre la nature. « C’est une opportunité qu’on n’avait jamais eue. L’opportunité d’avoir tout un printemps avec très peu d’interventions de l’Homme », se réjouit Lucille Lheureux, l’adjointe au maire en charge des espaces publics, sur France Bleu Isère.

Crédit image : Grenoble-tourisme/Le parc Marliave

Pour laisser prospérer la nature et conserver cette belle image des espaces verts, le maire de la ville, Éric Piolle, et son équipe adoptent une nouvelle approche dans la gestion du parc. Ils entendent laisser beaucoup plus de liberté à la nature avec moins d’interventions humaines afin de permettre à la biodiversité de mieux s’épanouir.

« L'enjeu maintenant c'est de redéfinir la place de l'Homme au côté de cette nature et pas simplement pour la contraindre, pas simplement pour revenir à un avant qu'on ne retrouvera pas » explique Lucille Lheureux qui ajoute : « on va laisser plus d'espaces 'ensauvagés', des prairies notamment ». Le fleurissement se fera aussi différemment : « moins de plantes ornementales et un peu plus de plantes vivaces qui vont persister pendant l'hiver et refleurir au printemps ».

Crédit image : Radio France-Lionel Cariou/ L'herbe n'est plus systématiquement tondue

De l’autre côté, Benoît Walbrou, responsable des espaces verts, donne des informations sur la nouvelle méthode de gestion des espaces verts dans la ville de Grenoble. Il explique : « on va travailler par petites touches et pas sortir la grosse cavalerie des tondeuses pour avoir un gazon de golf partout. »

Les 150 agents qui travaillent dans ce milieu verront une petite révolution dans leur mission.

Crédit image : Radio France-Lionel Cariou/le parc Paul-Mistral à Grenoble

« Ce sera beaucoup plus subtil comme intervention, mais aussi beaucoup plus délicat. Par exemple, ménager un passage, s'assurer que la haie n'empiète pas sur la piste cyclable tout en préservant la zone de nidification ; offrir un grand terrain de foot, mais préserver ces petits insectes dans la prairie qui la jouxte », commente Lucille Lheureux.

Cette nouvelle image à donner aux espaces verts sera sans doute autrement perçue par les habitués des jardins et les parcs de la ville. Mais selon Benoît Walbrou, c’est pour la bonne cause car ils « sont sûrement beaucoup plus riches que ce qui existait auparavant. »

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