Cet été, un habitant de Gironde a enfermé le chat de ses voisins dans une cage car il ne supportait plus la présence de l’animal dans son jardin.
Les propriétaires de Merlin ont vécu un véritable cauchemar. En juillet dernier, le couple est tombé des nues en retrouvant son chat emprisonné dans une cage. Un piège installé sur la propriété de son voisin.
Près de six mois après cette terrible découverte, l’auteur des faits a été entendu par la justice.
« Des miaulements inhabituels »
Les faits se sont déroulés le 28 juillet 2025, dans la petite commune de Sallebœuf (Gironde), rapporte Actu Bordeaux.
Que s’est-il passé ? Ce jour-là, aux alentours de 6 heures 30 du matin, une habitante est tirée de son sommeil par « des miaulements inhabituels ».
Présent à ses côtés, son mari décide alors de partir à la recherche de cet animal dans l’espoir de le retrouver. Il faut dire que Merlin, le chat familial, a disparu depuis une semaine. Le couple se demande donc si ce n’est pas lui qui miaule. Hélas, l’époux revient, bredouille quelques instants plus tard.
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La matinée est marquée par une deuxième salve de miaulements. Cette fois-ci, le couple parvient à suivre les gémissements. C’est dans ce contexte que les époux arrivent jusqu’au jardin voisin où ils tombent nez à nez avec son chat.
Ces derniers sont confrontés à une vision d’horreur : la boule de poils est retenue prisonnière dans une trappe de piégeage, détaille l’association Stéphane Lamart, qui s’est constituée partie civile dans cette affaire.
« Confronté à cette découverte, l’auteur des faits a libéré l’animal, lequel est immédiatement retourné auprès de ses maîtres », explique l’organisation de défense animale.
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Un chat traumatisé
Peu après, le matou a été conduit chez un vétérinaire pour se faire examiner. Sa captivité a laissé des séquelles : il a perdu 400 grammes et souffrait d’un stress important à cause de son enfermement.
Interrogé sur son acte par les enquêteurs, le voisin a assuré « aimer les animaux ». Il a avoué avoir installé un piège car il ne supportait plus « la présence de chats dans son jardin ». La raison ? Il a accusé les animaux de causer des nuisances.
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Si le mis en cause a reconnu son geste, celui-ci a néanmoins « refusé de régler la facture vétérinaire d’un montant de 147 euros ».
« Au regard de l’ensemble de ces éléments, le ministère public a retenu l'infraction de mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique, prévue et réprimée par l’article 654-1 du Code pénal », a indiqué le parquet.
Ce mardi 13 janvier 2026, l’individu a comparu devant le tribunal de police de Bordeaux. À noter que la décision finale de la justice sera rendue le 3 février prochain.
En cas de condamnation, l’accusé risque une amende d’une centaine d’euros.
