Après les arènes de Dax, les militants anticorrida de Vegan Strike Group s'attaquent à la corrida de Bayonne

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Après Dax, Bayonne : Hier, mardi 15 août, un militant du groupe Vegan Strike Group s'est une nouvelle fois jeté dans une arène afin de dénoncer la corrida et « la barbarie que représente cette pratique », selon un communiqué publié dans la foulée par le collectif.

Aux alentours de 18h30, juste avant la mise à mort du taureau, Peter Janssen, un Hollandais de 34 ans, a sauté sur la piste dans l'espoir d'interrompre l'estocade fatale portée à l'animal.

Le torse peint de slogans, sous les huées de la foule, il a été promptement rattrapé par le service d'ordre. Entendu par la police, il a finalement été relâché peu de temps après.

En scandant les slogans « Macron, nos traditions ne sont pas sanguinaires ! » et « Ne confondons pas barbarie et tradition ! », Peter Janssen a vite été maîtrisé par le personnel des arènes, les ganaderos (représentants des élevages), les peones (subalternes du matador) ainsi que d'autres toreros à leur tour débarqués des gradins, après une brève course-poursuite.

Peter Janssen, à la tête du petit collectif Vegan Strike Group ( trois personnes), a agi en marge d'une manifestation anticorrida, qui avait rassemblé une petite centaine de personnes quelques heures auparavant à Bayonne. 

Ce Hollandais, qui milite « contre la torture animale » et « toutes les formes d'exploitation à des fins de divertissement », n’en est pas à son premier essai. C’est la trentième fois qu’il saute dans une arène ou dans un bassin de delphinarium, dans divers pays.

C'est la deuxième fois, en l'espace de quelques jours, que Vegan Strike Groupe passe à l'action : Samedi dernier, les trois membres du collectif avaient franchi les gradins des arènes de Dax, au deuxième jour de la feria.  L'un des membres, Joël Cessio, 31 ans, avait été plaqué au sol, avant d'être roué de coups de pied par les pro-corrida une fois à terre et maîtrisé par la police, comme le montre cette vidéo :

« Il y a une inversion des responsabilités : on parle de “crime” contre les traditions à notre encontre, alors que nous dénonçons la torture d’un animal jusqu’à sa mort sous l’acclamation d’une foule. Par ailleurs, nos actions sont pacifiques, contrairement aux aficionados qui sont violents à notre égard », s'indigne Joël Cessio, qui sera bientôt convoqué par la justice pour perturbation à l'ordre public, ayant bravé l'interdiction de manifester à moins de 500 mètres autour des arènes.

Avant de s'attaquer à la France, les trois membres du collectif avaient entrepris la même action coup de poing en Espagne, en juillet. C'étaient les arènes de Pampelune (Navarre) qui avaient été visées en premier, suivies par celles de Teruel (Aragon). Entendus par la justice, ils devront verser une amende de 1 440 euros pour « trouble à l'ordre public ».

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