La population des gorilles des montagnes ne cesse de croître, en Ouganda

20Kpartages

Bonne nouvelle, il semblerait que la population des gorilles des montagnes ne cesse de croître, en Ouganda. Précisions.

Chaque disparition d’espèce est déplorable et donne parfois le sentiment qu’il est d’ores et déjà trop tard pour sauver celles qui subsistent tant bien que mal.

Mais, dans ce brouillard d’incertitude, quelques éclaircies viennent parfois semer un vent d’espoir et redonnent un peu de foi en l’avenir.

C’est notamment le cas en Ouganda où le gorille des montagnes, une espèce endémique en « danger d’extinction », connaît actuellement un véritable baby-boom sans précédent.

Si l’on en croit l’Uganda Wildlife Authority (UWA), le pays observe en effet une hausse significative des naissances chez ces primates dont l’habitat naturel se situe dans le parc national de la forêt de Bwindi.

Sept spécimens de gorilles des montagnes sont nés en Ouganda depuis janvier 2020

Au cours des sept dernières semaines, l’UWA a ainsi recensé cinq nouveau-nés, auxquels s’ajoutent deux autres venus au monde plus tôt dans l’année. Au total, pas moins de sept nouveaux spécimens ont fait leur arrivée depuis janvier.

Un chiffre très encourageant car seules trois naissances avaient été observées en 2019.

Peuplant la région montagneuse qui fait office de frontière entre l’Ouganda, le Rwanda et la République démocratique du Congo, le gorille des montagnes (Gorilla beringei bereingei) demeure une espèce très vulnérable.

De très nombreux spécimens sont morts, succombant au braconnage et autres maladies transmises par l’homme. En outre, la destruction des zones forestières où l’espèce évolue (67 % des forêts ont disparu depuis 1990) menace sa survie.

Pour tenter de préserver l’animal, un vaste programme de conservation a été lancé par le biais notamment de l’UWA. Et après des années d’efforts et de travail, ce baby-boom représente un premier succès qui en appelle d’autres.

Selon le WWF, la population des gorilles des montagnes est passée de 480 individus en 2010 à 604 aujourd’hui.

Source : UWA
Plus d'articles
À lire aussi