Bientôt des péages en France à l'entrée des grandes villes ?

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Des péages à l'entrée des villes françaises pourront-ils bientôt être installés, afin de désengorger les centres-villes et pousser les automobilistes à privilégier d'autres moyens de transport ? L'idée fait son chemin… et elle semble être plus que jamais dans les dossiers du gouvernement.

Un péage à Londres / DR

Le concept n'est pas nouveau : dans d'autres pays européens, les usagers de la route payent déjà depuis longtemps des frais supplémentaires pour pénétrer dans l'enceinte de certaines grandes villes. C'est le cas notamment de Milan, de Londres ou encore de Stockholm, où de tels systèmes de péages urbains ont déjà été mis en place dans l'espoir d'améliorer la fluidité de la circulation et de lutter contre la pollution de l'air.

Pour l'instant, les communes françaises ont été « épargnées »… mais cela pourrait bientôt changer ! En effet, il s'agit de l'une des pistes envisagées dans le projet de « loi sur les mobilités » préparé par la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et présenté ce mercredi dans le journal « Les Échos ».

Un projet controversé

Sur le principe, l'idée est plus que louable : il s'agit de favoriser les transports en commun et les déplacements doux, de réduire le trafic dans le centre des grandes villes et de permettre aux citadins de respirer un peu d'air pur, dans les espaces urbains de plus en plus pollués et suffocants.

Mais voilà, un tel projet suscite immanquablement la colère des associations d'automobilistes, qui ont le sentiment d'être « punis » ou de se faire vider les poches. Il faut dire que, dans certaines villes ou le système existe, la taxe est plutôt sévère et dissuasive : les automobilistes londoniens doivent ainsi s'acquitter d'une obole d'environ 13 euros pour avoir le droit de profiter des joies d'une balade motorisée au cœur de la City.

Autre critique soulevée par ce genre de taxes : son côté clivant « anti-pauvres », perçu comme étant vecteur d'exclusion sociale vis-à-vis des plus modestes. En effet, en expulsant les automobilistes les moins riches (qui ne peuvent pas s'acquitter de la taxe) des centres urbains, on désengorge effectivement les centres-villes… mais ce tri se ferait aussi au prix de moins de diversité et de mixité sociale.

Bref, il faudra sans doute un certain temps pour que l'idée fasse son bonhomme de chemin, et on peut d'ores et déjà imaginer qu'elle ne soit pas facilement acceptée par au moins une bonne partie de la population. D'autres pistes sont envisagées par le gouvernement : Élisabeth Borne a ainsi évoqué l'idée de la mise en place de voies dédiées au covoiturage à l'entrée des grandes agglomérations. L'idée serait que, comme pour les taxis, certaines voies soient réservées à ceux qui partagent une voiture… À voir comment pourrait s'effectuer la mise en application réelle d'une telle idée.

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