Chasse aux renardeaux : « One Voice » dénonce une « pratique cruelle et violente » dans une vidéo abominable

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Des images, montrant des chasseurs infliger des sévices à de petits renardeaux, révèlent la dure réalité de cette chasse autorisée. Attention, certaines images peuvent choquer.

L’association « One Voice », qui milite pour la protection des animaux, vient de publier une vidéo assez cruelle, dans laquelle elle dénonce l’horreur de la chasse aux renardeaux.

« En France, on massacre les renards toute l’année. La plus sadique des méthodes utilisées est le déterrage », peut-on y lire en préambule, avant que le rituel macabre ne débute.

Crédit photo : Shutterstock / Wayne Tuckell

« Un préadolescent de 12 ans » est encouragé « à porter lui-même le coup fatal »

Sur ces images filmées au printemps 2019 dans les Hauts-de-France, on peut voir un groupe de chasseurs traquer des renards jusque dans leur terrier, en s’adonnant à ce que l’on appelle la pratique de la vénérie sous terre.

« Trois renardeaux sont violemment abattus sous les yeux d’un enfant de 5 ans, et d’un préadolescent de 12 ans, encouragé à porter lui-même le coup fatal à l’aide d’une pince », raconte ainsi l’association.

Ce déferlement de violence atteint son paroxysme lorsqu’un bébé renard se met à crier après s’être fait attraper le museau par un chasseur avec une pince. Ce dernier tue finalement le petit animal sans défense, en lui assénant un grand coup à la tête. Un autre renardeau subira le même sort dans la foulée.

Pour tourner cette vidéo et « témoigner des persécutions infligées aux animaux », les enquêteurs de « One Voice » ont dû infiltrer le milieu « dangereux et opaque » de ces chasseurs.

Un document accablant que l’association - qui se bat contre les arrêtés autorisant la chasse aux renards, considérés comme des animaux nuisibles - pourrait utiliser devant la justice.

« Les renards, en sus du reste se voient retirer leur statut d’être sensibles, nier leur rôle essentiel dans la biodiversité et jusqu’au droit d’exister, tout simplement. Sans cesse, nous attaquons les arrêtés préfectoraux concernés, et la justice nous donne raison », rappelle ainsi l’association.

Source : One Voice
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