Reconfinement : pas d'annonces avant ce week-end

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Faut-il reconfiner le territoire ? Telle est la question qui brûle toutes les lèvres alors que les variants de la Covid-19 inquiètent de plus en plus les médecins et que le seuil critique des 3 000 admissions en réanimation vient d’être franchi.

Dire que le gouvernement avance à tâtons sur la question d’un reconfinement serait un euphémisme, tant celui-ci semble incapable de se prononcer avec fermeté.

Les récentes déclarations alarmistes quant à la situation sanitaire, émanant entre autres du président du Conseil scientifique Jean-Claude Delfraissy, ne laissaient pourtant guère de place au doute.

Mais le rétropédalage de ce dernier - qui a admis dans les colonnes de Libération qu’un éventuel confinement pouvait attendre une semaine - sème le doute et ajoute ainsi à la confusion ambiante.

La décision de reconfiner n'interviendra pas avant le week-end

Un flou artistique que ne cesse de déplorer l’opinion publique, à tel point que les Français commencent à se demander à quoi peut bien jouer le gouvernement.

En dépit des nombreux appels au reconfinement lancés par le corps médical, l’exécutif a en réalité décidé de jouer la montre, estimant qu’une décision aussi lourde de conséquence devait être prise après avoir étudié l’effet du couvre-feu à 18h, généralisé sur l'ensemble du territoire depuis le 16 janvier.

C’est en tout cas ce que souhaite le président Emmanuel Macron. Rien ne sera donc décidé avant la fin de cette semaine.

C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré en substance Agnès Pannier-Runacher ce mardi sur le plateau de BFM TV.

«À ma connaissance, à ce stade il n’y a pas de raison de décider d’un confinement (...) cette décision (du couvre-feu généralisé à 18h) va mesurer son efficacité à la fin de cette semaine. Cela fera deux semaines samedi, on aura une idée de la manière dont cela a ralenti ou pas la circulation du virus», a ainsi déclaré la secrétaire d’État en charge de l’Industrie.

Autre paramètre déterminant aux yeux du gouvernement, la dynamique des variants britannique et sud-africain qui inquiètent les médecins, en raison de leur grande contagiosité.

Avant de prendre la moindre décision, Jean Castex, Olivier Véran et consorts veulent en effet connaître leur vitesse de propagation sur le territoire et c’est la raison pour laquelle une enquête flash sur le sujet a été menée les 7 et 8 janvier derniers.

Les résultats seront publiés par Santé publique France demain ou jeudi et pourraient bien faire définitivement pencher la balance.