La petite phrase de Macron, affirmant qu'il n'y a jamais eu de rupture de masques, fait bondir l'opposition

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La phrase ne passe pas ! Au lendemain de la diffusion d'une interview dans laquelle le président affirme que la France n'a pas connu de pénurie de masques, les réactions se multiplient.

C’est une petite phrase qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd !

Interrogé lundi soir par nos confrères de BFM TV sur la gestion par l’Élysée de l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’y avait jamais eu de manque de matériel de protection, à commencer par les masques.

Questionné sur d’éventuelles « erreurs de communication » qu’il aurait pu commettre autour de cette pénurie de masques qui a suscité la polémique au plus fort de la crise, le président de la République a en effet assuré que les « choses (avaient) été gérées », expliquant qu’il y avait eu « une doctrine restrictive pour ne jamais être en rupture ».

« Il y a eu ensuite un approvisionnement et une production renforcée et nous n’avons jamais été en rupture », a ainsi martelé le chef de l’État.

« Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu des manques, qu’il y a eu des tensions ! C’est ça qu’il faudra regarder pour le corriger, pour le prévenir et on voit bien que ça nous amène à changer de logique en profondeur sur certains de ces sujets qui paraissaient totalement innocents », a-t-il néanmoins admis.

« Ayons collectivement l’honnêteté de dire qu’au début du mois de mars, encore plus en février ou en janvier, personne ne parlait des masques parce que nous n’aurions jamais pensé être obligés de restreindre la distribution de ceux-ci pour les soignants », a-t-il conclu.

Une sortie médiatique qui a fait bondir de nombreux téléspectateurs et notamment les personnels de santé, qui ont grandement souffert de la pénurie de masques. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à faire part de leur émoi sur twitter, suite aux propos du président.

Quant à l’opposition, elle s’est engouffrée dans la brèche en critiquant cette affirmation, comme en attestent par exemple les réactions de Marine Le Pen (RN), Nicolas Dupont-Aignant (DLF), Danièle Obono (LFI) et Éric Ciotti (LR).

Source : BFM
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