Contaminés par le Covid-19, 1 000 visons d'un élevage d'Eure-et-Loir vont être abattus

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Un élevage de visons français va faire l'objet d'un abattage de masse, suite à la contamination au Covid-19 de plusieurs animaux.

Après les Pays-Bas et le Danemark, c’est au tour de la France de faire face à des cas de Covid-19 chez les visons.

Le ministère de l’Agriculture a ainsi ordonné un abattage massif dans un élevage d’Eure-et-Loir, qui jouit d’une très mauvaise réputation sur le continent européen.

Au total, ce sont un millier de visons qui seront abattus dans cet élevage touché par l’épidémie de coronavirus.

Considéré comme « l'un des pires en Europe », un élevage de visons, situé en Eure-et-Loir, va abattre 1 000 visons

« Nous connaissons bien cet élevage, c’est un des pires d’Europe pour la cruauté infligée aux animaux », confirme ainsi Muriel Amal (présidente de l’association One Voice), interrogée par nos confrères de France Info.

« Nous ne sommes pas étonnés du tout de ce qui se passe aujourd’hui, poursuit Muriel Amal. Nous avions alerté Barbara Pompili (ministre de la Transition énergétique) qui m’a répondu que des tests seraient effectués. Nous attendons d’ailleurs les résultats pour les autres élevages puisqu’il y a trois autres élevages en France », ajoute-t-elle.

De son côté, Barbara Pompili a assuré qu'il n'yavait aucun humain de touché autour de l'exploitation.

Notons que par le passé, One Voice avait porté plainte contre plusieurs élevages dont celui d’Eure-et-Loir. Une procédure qui « suit son cours ».

L’association déplore la situation mais se range du côté de la décision du gouvernement, qu’elle comprend en raison du contexte de l’épidémie de Covid-19.

« Malheureusement, nous sommes en crise sanitaire avec des morts et il faut absolument prendre toutes les précautions. De toute façon, il n’y a pas d’hypocrisie à avoir, ces animaux étaient voués à être abattus bientôt pour leur fourrure », rappelle ainsi Muriel Amal.

One Voice milite depuis des années pour mettre fin aux élevages de visons qui sont « des sources de souffrance, de pollution pour la nature environnante, et de danger pour la santé humaine ».

« Il faut fermer ces élevages tout de suite et il faut aider les éleveurs à se reconvertir pour qu’on tourne cette page de l’élevage des anomaux pour la fourrure en France », conclut Muriel Amal.

Pour rappel, le vison - qui peut contracter le Covid-19 tout en réinfectant l’être humain - est à ce jour la seule espèce connue capable de contamination inter-espèces, vers l’homme et le chat.

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