Covid-19 : un passeport sanitaire sera déployé en Europe d'ici 2 à 3 mois

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Ce dimanche 28 mars, le commissaire européen en charge des vaccins a donné des détails sur le passeport sanitaire européen, qui sera disponible d’ici le 15 juin.

Dimanche dernier, les 27 pays membres de l’Union Européenne ont validé le déploiement d’un futur passeport sanitaire. Ce certificat de santé sera disponible durant l’été prochain, d’ici 2 à 3 mois. Cette annonce a été faite par Thierry Breton, commissaire européen en charge des vaccins.

Un passeport sanitaire avec un QR code

Disponible en version numérique ou papier, ce passeport sanitaire sera composé d’un QR code qui affichera de nombreux détails concernant l’état de santé de chaque personne.

« On y trouvera votre nom, votre date de naissance, le numéro de votre passeport certifié avec le QR code, le fait que vous ayez été vacciné ou non, le type de vaccin et si vous avez été porteur de la maladie », a expliqué Thierry Breton.

Ce passeport sanitaire pourrait être demandé pour prendre l’avion, pour participer à « une manifestation importante » ou pour entrer dans un lieu public. Cependant, il ne sera pas obligatoire. Pour ceux qui n’auraient pas été vaccinés ou qui n’auraient jamais été porteurs du Covid-19, un test PCR devra être effectué avant de passer la frontière.

Côté vaccins, le commissaire européen se veut optimiste. D’après lui, l’Europe aura atteint l’immunité collective d’ici le milieu du mois de juillet.

« On a la capacité de produire et de livrer pour nos concitoyens européens les 360 millions de doses prévues à la fin du deuxième trimestre et les 420 millions qui sont nécessaires pour commencer à parler de cette immunité collective et l’atteindre », a-t-il affirmé.

Un certificat sanitaire qui fait débat

Certains scientifiques restent sceptiques face au déploiement de ce passeport sanitaire. Selon Stéphane Gayet, infectiologue hygiéniste au CHU de Strasbourg, ce certificat serait « une façon détournée de rendre la vaccination obligatoire, et de préparer les esprits à des restrictions en matière de liberté de circulation ». De plus, l’utilisation de certains vaccins est remise en cause par des chercheurs qui craignent qu’ils ne soient pas assez efficaces face à l’arrivée de nouveaux variants.

Source : Le Parisien