D'après une étude, une mauvaise nuit de sommeil est aussi malsaine que... six mois de malbouffe

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Une étude américaine a récemment prouvé qu’une mauvaise nuit de sommeil pouvait être tout aussi néfaste pour notre organisme que… six mois de junk food.


Vous avez fait la bringue toute la nuit et le lendemain, vous vous réveillez en urgence parce qu’il faut bien aller travailler (ou aller en cours) ? Complètement fatigués et à l’ouest, vous vous dites que vous rattraperez votre manque de sommeil lors de la prochaine nuit, celle d’après et encore celle d’après… Seulement voilà, le manque de sommeil aurait des effets beaucoup plus néfastes que l’on pensait, autre que les cernes sous les yeux et la fatigue au quotidien.

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Une nuit vous manque et tout peut se dérégler


En effet, une étude américaine menée par l’Obesity Society (une société américaine de recherche sur l’obésité) a réussi à démontrer qu’une seule mauvaise nuit de sommeil réduisait la sensibilité à l’insuline de la même manière que six mois d’alimentation grasse. Oui, UNE SEULE.


Pour vous situer, l’insuline est cette hormone qui maintient le taux de sucre dans le sang en le faisant consommer par les tissus de l’organisme (muscles, tissus graisseux) et en diminuant sa production par le foie. Les personnes atteintes du diabète souffrent justement de l’absence de cette hormone, ayant parfois un taux de sucre trop élevé ou trop insuffisant, et pouvant mener à des maladies cardiaques.


Pour mener leur étude, les scientifiques américains ont réalisé leur test sur huit chiens, sur lesquels ils ont mesuré la sensibilité à l’hormone, avant et après avoir été soumis à une alimentation grasse, puis avant et après une nuit de privation de sommeil. Ils ont alors remarqué que le manque de sommeil réduisait la sensibilité à l’insuline de 33% alors que le régime gras le réduisait de 21% seulement.

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Bien dormir, le secret d’une alimentation saine


Ainsi, Josiane Broussard, auteure de l’étude, explique qu’une nuit de « privation de sommeil » pouvait être aussi nuisible à la sensibilité à l’insuline que « six mois d’un régime alimentaire riche en matières grasses. ». Selon elle, le sommeil est donc une donnée primordiale lorsqu’il s’agit de lutter contre l’obésité et le diabète. Une donnée que les médecins devront faire part à leurs patients : bien dormir est tout aussi important que bien manger.


Cette étude renforce l’idée que le lien entre le sommeil et l’obésité est beaucoup plus dangereux que l’on pensait. En 2012 déjà, Karine Spiegel, une chercheuse à l’Inserm, expliquait qu’une restriction de sommeil durant 2 à 7 jours altérait la régulation de l’appétit et nous poussait à plus et mal manger. En d’autres termes, le manque de sommeil pousse également à une mauvaise alimentation.


Enfin, en mars 2015, une étude annuelle de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) confirmait que les risques d’obésité étaient plus élevés chez les petits dormeurs, à hauteur de 50% chez les hommes et les 34% chez les femmes.

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En conclusion, pour garder un corps sain, dans la limite du raisonnable, pensez d’abord à respecter votre besoin en sommeil avant de miser sur un régime diététique. Un bon rythme de sommeil aura le don de réguler plus convenablement les besoins de votre organisme.


Intéressante cette étude, n’est-ce pas ?
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Source : Obesity Society
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